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art : pastels et autres peintures et dessins

Du smurf pour commencer la journée

Les vacances sont faites pour passer un maximum de temps dehors. Mes plantes aussi ! Quelques minutes après être arrivée à la maison des vacances, j’ai sorti les plantes de la voiture et j’en ai disposé plusieurs dans le jardin. Deux jours plus tard, je les ai rentrées car il faisait vraiment trop chaud (on a eu plusieurs jours de canicule proche de 40°C), ce qui a roussi quelques feuilles… et nous a obligé à vivre enfermés dans l’obscurité pour empêcher les rayons du soleil de passer et la chaleur d’entrer.
Or, le lendemain matin du jour où j’ai rentré les plantes, de la terre avait débordé d’un pot. L’enfant avait-il donné un coup de pied par inadvertance en passant près de la plante ? Non. Habitué depuis sa naissance, l’enfant fait attention et sait que toute tentative tactile ou approche corporelle près des plantes fait pousser à sa mère des cris d’orfraie ! (Quels cris ça pousse d’ailleurs un orfraie ? C’est quoi cette bête ? Une sorte de chouette peut-être ? De toute façon, on dit « une »  orfraie. Merci le correcteur orthographique car mon dictionnaire est à la maison).
Enfin bref, j’ai cru l’enfant et j’ai bien fait : en regardant de plus près, j’ai vu que des fourmis du jardin avaient élu domicile dans ma plante ! Comme je n’aime pas la méthode forte, j’ai d’abord essayé la méthode coué : « quand elles comprendront qu’elles sont dans la maison, elles vont partir » ai-je pensé. Mais dans l’après-midi, ces sacrées sportives couraient déjà sur le parquet usé du salon à proximité du pot ! Il fallait agir !
J’avais fait cuire la veille au soir une grosse racine noire (avant épluchage) de manioc que mon mari avait ramené du supermarché (je lui avais dit de prendre des patates douces, « tu sais, elles sont roses » …), bref, j’avais rangé le manioc au frigo mais je n’avais pas lavé la cocotte par flemme en laissant cela pour le lendemain. Il restait donc l’eau de cuisson. A tout hasard, j’ai jeté l’eau « manioquée » dans le pot pour voir si les fourmis allaient fuir. J’ai plutôt eu l’impression que cela leur a donné des forces car le lendemain, c’est dans le salon tout entier qu’elles s’activaient activement (à la manière des fourmis, quoi).
Depuis, à mon lever, un nouveau rituel s’est installé. Avant, je me levais, j’ouvrais les volets de la cuisine, du bureau puis j’ouvrais la porte-fenêtre du salon donnant sur le jardin et je sortais Croqui. Ensuite, je me lavais les mains et je pouvais enfin prendre mon petit déjeuner en regardant les petits oiseaux par la fenêtre. Depuis que les fourmis ont envahi le salon, je descends, j’ouvre le volet de la cuisine, celui du bureau, celui de la porte-fenêtre du salon (toujours dans le même ordre. Pourquoi ?), je sors Croqui. Je retourne au salon, et là, au lieu d’aller me laver les mains, je commence une danse guerrière, entre smurf et patinage artistique, pour écraser les fourmis avec mes chaussons pour ne pas utiliser de produit chimique ! Je patine quelques instants sur le parquet usé du salon. Heureusement qu’il est usé car ça glisse mieux. Enfin, je vais me laver les mains car j’ai touché Croqui et je me prépare un double petit déjeuner ! Ce manège dure depuis plusieurs jours. Ah, les vacances !

Par la fenêtre, j’ai vu ce matin que des moineaux et des rouge-queue noirs viennent picorer les fourmis des pots qui sont restés dehors, à l’ombre. Si j’avais su…



Ps : une orfraie est un aigle !
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