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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 13:33
100_2088.JPGNoël en pyjama, cela rend bien sur les photos… C’est pourtant ce que nous avons fait, l’enfant et moi, malades de la grippe et puis le mari aussi, pas malade du tout, mais qui s’est mis dans un de mes pyjamas par solidarité et pour nous faire rire. Effectivement, il y avait de quoi rire car je fais du 38-40 et le mari du 48 ! Un vrai exploit ! Mais pauvre pyjama ! Le mari, lui, avait juste une toute petite voix haut perchée et n’a pas beaucoup mangé au dîner…

De mon côté, je pense aussi avoir réussi un exploit, mais un exploit « plantesque » (j’innove côté vocabulaire en 2010, c’est ma résolution de nouvelle année) en réussissant à faire pousser des graines de papaye, qui ne poussent d’habitude que dans un milieu tropical ! Les graines devaient être dopées au chorizo (je les ai plantées en Espagne) car elles ont poussé, survécu à l’été sec qui ne leur convient pas du tout, résisté au froid de septembre à décembre et à l’inondation car il a beaucoup beaucoup plu là-bas, où je les ai retrouvées transies de froid mais vivantes ! Je n’ai pas pris de photo (j’ai oublié !) mais elles sont montées en petites lianes vivaces et agrippantes autour d’un petit poirier qui n’en mène pas large. Je les retrouverai d’ici trois semaines, quand nous ferons le grand déménagement. En effet, nous étions rentrés tout nus, sans nos meubles. Un dernier exploit m’attend donc maintenant : trouver un nouvel appartement en trois semaines pour accueillir nos meubles, mes dernières plantes et si j’ai encore du temps, je chercherai un nouveau pyjama.

 

(photo Main verte) : les appartement ici, c'est un vrai coup de bambou

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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 21:53

PICT0016-copie-1Le litchi est originaire des régions tropicales. J’en ai quatre en tout, trois à l’intérieur et un dehors, sous la neige. Les trois à l’intérieur ont bien poussé mais à l’automne, l’humidité a noirci une partie des feuilles. Un champignon sans doute. J’ai donc décidé de laisser le quatrième dehors, pensant qu’il résisterait peut-être à l’hiver après tout et qu’il repartirait au printemps. Bon, j'aurais peut-être dû le protéger un peu pour le coup car passer du climat de French riviera au froid sibérien n'est sans doute pas ce qu'il y a de mieux pour les  nervures délicates de cette plante à l'allure aristocratique. Demain, je verrai ce que je peux faire.

Pour limiter l’humidité des trois litchis du dedans, j’ai presque supprimé l’arrosage jusqu’à ce que l’on mette le chauffage. Quand j’ai vu la terre se décoller du tour du pot, j’ai arrosé à nouveau et quelques jours plus tard, le plus grand des litchis a commencé à faire de nouvelles pousses. Mon diagnostic était bon, mais certaines pousses ont un peu noirci. Je vais donc passer à l’étape suivante, sans enthousiasme mais pour le bien collectif, à savoir, éliminer les feuilles où sévit le champignon dissident, ne souhaitant pas utiliser de traitement chimique. Je me demande toutefois s’il n’existe pas un moyen biologique qui pourrait m’aider à me débarrasser du champignon : la lavande peut-être ? En attendant, j’ai séparé le pot des litchis des autres plantes. Il est en quarantaine dans la cuisine. Me voici à nouveau sur le pied de guerre. Je ne laisserai pas mes litchis succomber sous les attaques d'un ennemi sournois. Maintenant, il faut attendre. J'attends de pied ferme.

(photo Main verte)

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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 11:15
Philippe, un visiteur qui me laisse un message de temps en temps, m'a demandé si je voulais bien relayer une phrase prononcée par le président de la République au sujet des sans-abris pour faire du buzz (du "bruit" sur Internet) et essayer de faire changer les choses.
Je réponds à sa demande, après avoir vérifié les propos que le texte citait. En allant sur les blogs qui en parlent, j'ai finalement vu la vidéo dans laquelle le président prononce ces mots. C'était à Charleville-Mézières, le 18 décembre 2006. J'espère que cela sera positif et que plus personne ne mourra dehors, dans le froid.
Personnellement, j'appelle le 115 quand je passe près d'un sans-abri pour qu'on vienne le chercher. Le 115 est gratuit. Il peut se faire depuis une cabine téléphonique, sans carte. Le service est parfois un peu long à atteindre, mais en insistant 2 ou 3 minutes, ou en rappelant une deuxième fois, on finit par les avoir et la personne au bout du fil nous confirme "on envoie une équipe".
Mais puisque l'occasion m'est donnée aujourd'hui de tenter autre chose pour sauver une personne qui vit dehors, alors, je le fais.
Voici l'extrait du discours du président que l'on entend sur cette vidéo :
"Je veux, si je suis élu président de la république, que d'ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid. Parce que le droit à l'hébergement, je vais vous le dire, c'est une obligation humaine."


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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 10:33
PICT0126-copie-1.jpgMerci chère Plantinelink pour tes indications scientifiques !
Grâce à la science de Plantine, j'ai la solution au phénomène dont je parlais dans l'article précédent. Le langage entre plantes, l'interaction, la reconnaissance, l'entraide s'appelle le mutualisme ou la symbiose. Ce phénomène résulte d'une évolution sur des milliers d'années qui arrive à créer ce qu'on nommerait une solidarité entre espèces pour la survie de toutes. La plus connue est celle des acacias d'Afrique qui envoient des signaux aux acacias voisins lorsqu'une girafe arrive pour brouter l'un d'entre eux. La production de tanin augmente dans les feuilles jusqu'à devenir indigeste ou désagréable à la girafe. Il existe d'autres symbioses. J'ai appris récemment par des producteurs de luzerne (voir l'article "la luzerne, culture d'avenir" sur Bonnesnouvellesenvironnementaleslink ) que cette plante aux racines très profondes absorbe l'azote du sol et le redistribue aux cultures voisines. Certains champignons (les Russules) permettent aux orchidées de naître et de croître alors qu'elles sont encore petites, avant de tirer un bénéfice en retour de la part de l'orchidée quand celle-ci est plus développée. J'ai pris connaissance de ce phénomène il y a une semaine, en faisant une chronique de livre sur les orchidées de France et je ne savais pas que cela s'appelait "mutualisme" ! Maintenant, je le sais, elle le sait, vous le savez, bref, nous comprenons mieux grâce à nos blogs pourquoi il est important de protéger notre environnement, pas pour manger des acacias, mais des légumes, des fruits (les abeilles et la pollinisation, tiens ! du mutualisme) et plein d'autres choses encore.
(photo Main verte) : et dans ma jardinière, mutualisme ou guerre totale ?
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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 21:52
PICT0015Chlochlo, mon chlorophytum pourra bientôt faire de la politique. Il a le bras long ! En attendant de se lancer, ce sont ses tiges qu'il lance à des distances assez impressionnantes. Le plus étonnant, c'est que la plante ne se trompe pas de direction : elle a lancé ses tiges vers les autres pots, pas vers la fenêtre ni l'intérieur de l'appartement, non, vers les pots où elle pose délicatement ses petites pousses dont je vois les racines s'enfoncer petit à petit dans le pot des autres plantes. Une invasion en douceur ! Est-ce qu'elle "sent" l'humidité ? est-ce qu'elle "sent" la terre ? Qu'est-ce qui dirige ses tiges ? Les autres plantes lui "parlent"-elles ? Je sais que certains arbres africains arrivent  à "communiquer" entre eux et à éviter les prédateurs. Plus concrètement, lorsqu'une girafe vient grignoter le feuillage d'un de ces arbres, celui-ci envoie une hormone dans l'air qui prévient les arbres voisins qu'il faut se défendre. Les feuilles sécrètent alors une substance désagréable ou empoisonnée que la girafe n'apprécie pas du tout. Du coup, elle ne mange pas le feuillage des autres arbres ! La nature, quelle inventivité !
PICT0016.JPGChez moi, ce n'est pas l'Afrique et à part Croqui, le lapin, personne n'attaque les plantes à la maison. Vais-je réussir à percer ce phénomène ? PICT0017.JPGDes botanistes ont dû se pencher sur la question. Si j'obtiens une réponse scientifique, je l'indiquerai dans un prochain article.

(photos Main verte)
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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 14:24
Vous connaissez la blague de l’esprit fort qui domine l’esprit faible dans laquelle un ami fait bouger des poissons dans un bocal par la seule force de sa volonté ? Quand son copain essaie, il se retrouve à ouvrir et à fermer la bouche devant le bocal… hé bien, sans vouloir trop m’avancer, j’ai l’impression que le mari est en train de virer écolo ! Chut ! Ne le dites pas trop fort, on ne sait jamais, un regain d’orgueil et hop, il redevient pollueur par dépit.
Qu’est-ce qui me fait dire ça ? Bon, il recyclait déjà, fermait le robinet en se savonnant ou en se lavant les dents (oui, l’homme se lave, les dents aussi d’ailleurs !!). En revanche, il critiquait mon compost sur la fenêtre (surtout quand on a eu une attaque de moucherons dans la cuisine), répondait « je m’en fiche un peu » quand je lui racontais des choses TRES intéressantes pendant trois heure et demi sur les membracides, véritables œuvres d’art futuristes du monde des insectes, ou quand je lui dis « viens vite voir comment elle pousse cette feuille, regarde elle est enroulée sur elle-même et a pris au moins un millimètre depuis hier ! C’est trop fort, t’as vu, hein, t’as vu ? ». Alors, qu’est-ce qui me fait dire ça ? Hé bien , depuis quelques mois, le mari prend des photos de la nature ! Et en plus ses photos sont beaucoup mieux que les miennes  - l’appareil, sans doute ! En plus, il commence à me casser les pieds à me montrer ses photos en me disant « regarde, tu as vu la finesse de ce pétale de fleur de pissenlit ? Et là, tu vois ce mur végétal, il était vraiment très épais et les couleurs très harmonieuses ! » L’autre jour - là c’est le pompon - il voulait planter de la menthe sur le rebord de la fenêtre, à côté de MON compost !
C’est un peu comme si moi je me mettais à aimer les maths !  Mais, non... zut ! le mari vient de lire par-dessus mon épaule ! Je suis découverte ! Quoi ? ... il rit ! Ouf, je l’ai échappé belle !
- Comment, je dois écrire sous ta dictée ? Jamais !
- …sinon tu racontes le jour où j’ai…
- Ok, d’accord, j’écris sous ta dictée ! Bon alors, qu’est-ce que je mets Môsieur le dictateur ?
- Que je me débrouille très bien avec les pourcentages, surtout quand il s’agit de calculer une réduction pour commander par correspondance. Que quand il y a seulement deux morceaux pour trois j’applique immédiatement le principe du ppcm (plus petit commun multiple) pour partager de façon équitable, et que pour jouer à deviner de quelle couleur seront les petits de deux souris de différentes couleurs, il faut un esprit logique – non, ça tu ne peux pas me le faire écrire – passablement influencé de logique mathématique ce qui n’empêche pas d’être une tête de mule le reste du temps mais aussi un être absolument adorable, doux au baiser, le pied menu, la hanche ronde…..

Excusez-moi, j’arrête d’écrire pour partager un moment intime avec le mari !
Quand esprit fort domine esprit faible… J'ai dû parler trop vite !

(photos faites par le mari)


(bambous nains dorés)
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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 11:03
Vraiment gentil de vous être prêté(e)s au jeu du petit mensonge. Comme vous ne dormez plus en attendant la réponse, je vous la donne : il s'agissait de la recette de cuisine, que je ne suis jamais. Des petites futées avaient trouvé ! Bravo. Concernant les doutes de certaines amie'nautes sur mon équilibre à ski nautique, je confirme : quand j'en faisais, je ne suis jamais tombée ! Est-ce une grande pratique du patin à roulettes qui m'a aidée ? Est-ce en raison d'un centre de gravité corporel placé très bas (non, je n'ai pas les fesses qui tombent !) ? Aucune idée. Rien ni personne n'a réussi à me faire tomber ! Na ! Ceci étant dit, je ne suis pas certaine, aujourd'hui, que je sortirais de l'eau aussi facilement qu'autrefois et que je ne boirais pas la mer entière en ne voulant pas lâcher la corde... Une de mes cousines a fait cela. Pendant trois jours, on l'a prise pour une baleine, avec du plancton coincé entre les dents et un ventre à traîner par terre. Heureusement, elle est très forte en mots croisés !

L'aparté du tag étant terminé, il est temps d'en revenir à mes plantes, sujet de ce blog !
Je ne comprends plus rien : des pommiers poussent dans le  pot du mandarinier, le mandarinier fait encore des pousses. Les néfliers reprennent alors qu'ils étaient mal en point, le grenadier, en revanche, ne bouge pas trop. L'olivier pousse à qui mieux mieux, et la petite pousse de chlorophytum que j'avais replantée et mise en haut de la bibliothèque de l'enfant en septembre dernier est en train de devenir un buisson touffu. En y réfléchissant, je me demande si les 17 °C à la mi-novembre n'y sont pas pour quelque chose... Enfin, mystère mystérieux de la mystériosité : l'ananas est devenu gentil en grandissant : avant ses feuilles étaient dentées et me coupaient la main quand je m'approchais, maintenant, elles sont lisses et douces. L'acclimatation à la civilisation ? Je vais devoir enquêter. Si vous êtes un ou une spécialiste de l'ananas, n'hésitez pas à m'éclairer de vos lumières.





                                                                            

l'ananas, quand il était plus petit et teigneux. Le même aujourd'hui, grand et bonasse ("un bonachòn" en espagnol) - photo Main verte

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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 15:41
J’ai été taguée par Nessa link

Le tag consiste à raconter 7 anecdotes sur soi, dont un "petit" mensonge. 7, c’est un chiffre magique mais je ne sais pas si j’irai jusque là.
1) A la suite de mon année en Allemagne, j’ai travaillé comme traductrice pendant quelques semaines pour une équipe de cascadeurs cinématographiques. Les cascadeurs devaient tourner un court-métrage et un jury déterminait en fin de tournage quelle équipe avait gagné. C’est la mienne qui a gagné, pas grâce à moi, mais plutôt grâce à leurs cascades époustouflantes. Moi, la seule cascade que j’ai faite a été de parler à Brad Pitt (qui venait juste de tourner Thelma et Louise et était donc devenu une super star sexy) parce qu’il n’était pas assis sur la chaise où il y avait son nom. En soi, cela n’avait aucune importance car la salle était vide, donc il pouvait s’asseoir où il voulait, mais les ordres, c’était les ordres. J’en garde un bon souvenir car il a été très diplomate. En revanche, son souvenir à lui doit être moins bon, je suppose, car pour la soirée, on nous avait maquillées et on m’avait ratée ! J’avais un œil plus gros que l’autre et j’étais vêtue d’un horrible costume rouge tirant sur le bordeaux, genre gros rouge qui tache, en accord avec la matière synthétique du tissu…
2) J’ai fait les plateaux repas des avions d’une compagnie aérienne pendant un mois. C’était bien payé, mais il fallait se lever à 5 heures du matin pour être à l’aéroport vers 6 heures. J’ai dû prendre 3 kilos car à la pause repas, il y avait du lait concentré et avec une autre stagiaire on se gavait de petites boîtes… Un jour, on a dû préparer le plateau pour un Président. Il a fallu faire attention à ne pas mettre de fruits rouges pour des raisons politiques car ce n’était pas la couleur de son parti… Brad Pitt aurait fait moins de caprices !
3) Lors de mon baptême de plongée, c’est moi qui suis allée le plus profond de tous les participants ! La raison ? On m’avait plombée trop lourd et il a vraiment fallu que je « rame » pour remonter à la surface. J’ai vomi au retour, mais cette première et dernière expérience de plongée m’a beaucoup plu ! Brad Pitt, lui, n’aurait pas vomi.
4) Je suis une vraie championne de ski nautique. J’ai découvert ça en Corse chez une copine : je sors du premier coup, je ne tombe jamais, même quand le conducteur fait des zigzags pour me faire tomber ! Je n’en mène pas large, mais je ne tombe pas ! Cela ne me sert strictement à rien, mais je suis une vraie bête de ski nautique !! et Brad Pitt ?
5) Quand je fais une recette de cuisine, je suis toujours la recette, à la virgule près ! L’ennui, c’est que je ne sais jamais à quel moment je dois incorporer la virgule à ma préparation…

Bon, il est où le petit mensonge ?

Je n’aime pas trop être taguée mais finalement, c’est amusant de se souvenir de plein de choses. Je vous propose donc de réfléchir à quelques souvenirs et de nous en faire profiter.

Depuis cette rencontre avec Brad Pitt, je me cache souvent derrière des lunettes noires (photo Main verte)


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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 18:10
Vous vous souvenez sans doute de la difficulté avec laquelle j’ai réussi à obtenir un petit amandier à la suite d’une expédition nocturne link, cet été. Les mauvais jours, sans lumière et très courts, étant déjà présents, j’avais peur, il y a quelques semaines encore, que mon petit amandier ne pousse plus, ou pire ! Heureusement, une idée que l’on peut à juste titre appeler « lumineuse » m’est venue à l’esprit. Le résultat est là : malgré la mauvaise saison, l’amandier a grandi de 12 centimètres depuis que j’ai appliqué mon système !!
Voici comment j’ai procédé.
Il me fallait plus de lumière. Lumière-soleil-lumière-soleil…. Comment capter plus de lumière ? Et puis soudain, j’ai trouvé ! Un matin, j’ai repensé à un film français des années 70 (je crois), dans lequel on voit des gangsters américains se faire bronzer en mettant une plaque d’aluminium sous leur cou ! Hé bien, j’ai décidé de faire pareil pour mon amandier !
J’ai couru vers la cuisine, j’ai déroulé du papier d’alu et posé la feuille sur la terre du pot. J’ai remis le pot devant la fenêtre comme d’habitude et j’ai croisé les doigts. Sachant que l’effet espéré n’allait pas se faire du jour au lendemain, j’ai préféré oublier la mise en place de ce petit « système solaire » maison.  Quelques jours plus tard, n’y tenant plus, j’ai jeté un coup d’œil à mon amandier : il avait grandi !
Voilà, vous savez tout. Le coût total de l’opération doit se monter à moins de 1 centimes, soit 10 000 clics pub, en équivalent-monnaie de la planète overbloguienne. Mais allez, comme c’est vous, je vous la donne mon idée !
(photo Main verte) : je vais l'appeler Travoltamandier, ainsi tout en paillettes !
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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 15:11
Déjà 20 ans ! Et pourtant l’émotion m’envahit quand je repense à ces moments. En effet, j’ai eu la chance de vivre en Allemagne entre 1989 et 1990, quand le mur de Berlin est tombé.

J’étais partie comme assistante de français dans un lycée d’état en interrompant mes études pour une année. J’étais si jeune que certains de mes élèves de terminale qui avaient redoublé n’avaient que 2 ans de moins que moi ! La vie était belle : cours le matin au lycée, temps libre l’après-midi pour découvrir l’indépendance, meubler ma première chambre de cité U et suivre une unité de valeur en histoire de l’art à l’Université de la ville. Avec ma paie d’assistante, je me suis offert ma première cocotte-minute et ma première télévision, en noir et blanc sinon c’était trop cher. Le luxe ! Un soir de novembre, j’ai allumé mon poste et sur l’écran la nouvelle tournait en boucle : le mur était tombé, le mur était tombé ! On voyait des gens qui passaient la frontière, du mousseux à la main. Certains étaient souriants, d’autres en pleurs, émus de pouvoir enfin sortir. Je me souviens d’images se déroulant la nuit. Devant mon petit écran, j’étais moi aussi en pleurs. Pourquoi ? Parce que je sentais le soulagement des gens qui passaient à l’Ouest pour la première fois, parce que sur leur visage, on devinait les angoisses qu’ils avaient dû ressentir de l’autre côté, parce qu’on savait qu’eux ne pouvaient pas voyager comme nous, aller où ils le souhaitaient, même pour une semaine de vacances. L’espoir aussi était très présent. Les Allemands de l’Ouest disaient qu’ils étaient leurs frères et pour le moment, c’était les traits communs qui unissaient tous ces gens. Et cet espoir était émouvant aussi.
Pour fêter l’événement, et parce que l’administration allemande fait bien les choses, tous les assistants de français de la région où je travaillais ont été invités à passer une semaine à Berlin en mai. Dans le bus qui nous conduisait là-bas, l’ambiance était joyeuse. Mais une fois à Berlin, lorsqu’au coin d’une rue nous l’avons vu, gris, froid, menaçant, un silence de plomb a laissé place aux rires. Notre respiration est restée contenue jusqu’à ce qu’on arrive au Checkpoint Charlie, frontière entre l’Est et l’Ouest. Nous avons longé le mur, vu le no man’s land. J’ai juste passé la tête. J’avais peur qu’il y ait des pièges à cet endroit. Nous sommes montés sur une passerelle d’observation de l’Est et avons vu les immeubles gris aux fenêtres barricadées où plus personne n’habitait depuis longtemps car trop proches du mur et avec une vue sur l’Ouest. Nous avons regardé les tags sur le mur côté Ouest. C’est alors qu’un assistant a sorti un marteau de son sac à dos et nous a proposé de casser des morceaux du mur. Quelle bonne idée ! Nous allions participer à la démolition du mur, ouvrir une brèche encore plus grand, participer à l’élan de liberté ! Tour à tour, nous avons détaché des morceaux. Je les ai encore aujourd’hui.
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