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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 17:30
C’est amusant, dans l’article précédent, je vous parlais de pommes de terre bleues que je qualifiais de légume « de demain ». Ce matin, j’ai lu dans un ouvrage sur les fermes et les cultures dans le monde que d’anciennes variétés oubliées reviennent sur les marchés, comme les pommes de terre bleues. J’avais donc tout faux. Il semble que cette variété soit ancienne au même titre que les tomates noires, qui sont (ré)apparues récemment sur les étals, les crosnes, les topinambours, les carottes jaunes et noires... Mais pourquoi ces variétés avaient-elles disparu ? Pour des raisons pratiques et économiques, comme l’a expliqué un spécialiste de l’agriculture dans le monde que j’ai entendu lors d’une conférence, il y a quelques mois.
Une production (quelle qu’elle soit) est plus rentable lorsqu’on peut la vendre à grande échelle. Il en va de même pour les graines. Après la guerre, les producteurs de telle ou telle culture ont donc mis au point des graines qui soient capables de fournir le même rendement au m2 dans des conditions standardisées de production et ensuite ils ont vendu leurs graines sur tous les continents, de l’Australie à l’Afrique en passant par l’Europe. Dans tous les pays, les variétés adaptées au climat et à la qualité de la terre ont disparu petit à petit pour laisser place à ces cultures idéales, standardisées et qui ont permis de nourrir les gens grâce à leurs hauts rendements. Aujourd’hui, les consommateurs recherchent des produits « vrais », du terroir, avec un goût plus prononcé, une apparence singulière. On s’aperçoit aussi que les grandes monocultures peuvent être plus massivement détruites par un seul parasite ou ravageur que les petites productions diversifiées qui peuvent être touchées, mais pas par le même parasite en même temps. Et comme des phénomènes de résistance aux traitements chimiques apparaissent parfois chez certains ravageurs, on se dit que, finalement, les anciennes pratiques et variétés avaient sans doute leur raison d’être.
Les anciennes variétés reviennent donc pour notre plus grand plaisir et cela fait du bien à nos yeux et à nos papilles !
(photo Main verte)
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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 10:50
Il faut bien le reconnaître, je suis peut-être une vraie main verte mais je ne suis certainement pas un cordon bleu ! En effet, pour réussir un plat, le plus souvent il faut être discipliné et bien suivre la recette. Pour moi, en revanche, la cuisine est un moment d’invention, d’expérience et jamais au grand jamais je ne suis une recette. Et puis, comme je ne souhaite pas dépasser les 30 à 40 minutes de préparation, mes plats restent très simples. Heureusement, le plus souvent simple est synonyme de bon. Mais quand je me lance dans une nouveauté, ce n’est pas toujours le cas…
Hier midi, par exemple, j’ai fait un déjeuner Halloween à faire peur ! Avec l’enfant, nous étions passés vendredi dans un supermarché qui proposait des légumes d’autrefois et d’autres que je qualifierais « de demain ». Nous avions acheté des panais couleur crème que les Romains savouraient déjà en leur temps et des pommes de terre BLEUES qui viennent de je ne sais où ni quand ! Hier midi, je les ai préparées. Avec les panais, j’ai déjà dû repousser toutes les sorcières de la Terre tellement la vapeur qui s’échappait sentait mauvais. Ma voisine du dessus se plaint parfois d’odeurs bizarres. Normalement, ce n’est pas moi, mais cette fois-ci, j’ai plaidé coupable. L’enfant et moi avions du mal à tenir debout dans la cuisine, même la fenêtre grande ouverte ! Avec le
s patates bleues, c’était différent : l’eau de cuisson est devenue verte ! On a tout mangé quand même, en se méfiant. L’enfant était content : c’était Halloween. Il a eu un repas horrible ! Le mari, quant à lui, avait dû prévoir le coup : ce week-end, il a préféré partir à l’étranger.
(photos Main verte)
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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 11:10
En septembre, je suis allée à un salon de la Terre et voici ce que j’y ai découvert :



Trop mignon, non ? Il y avait aussi une maison pour chauve-souris. Ces mammifères migrent, le saviez-vous ? Elles (les femelles, seulement) font même jusqu’à 2000 km, par exemple entre l’Allemagne et l’Espagne. En chemin, elles trouvent de moins en moins d’arbres creux (on dit qu’ils sont morts, mais ils servent à de nombreux animaux) ou de maisons anciennes où elles peuvent se reposer en se cachant sous une tuile ou dans un petit renfoncement. On cherche souvent un geste simple pour aider la Nature. En voilà un !

(photos Mai verte)
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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 11:51
Mon chlorophytum m’avait fait des graines en forme de cœur, il y a un an. Cette année, il me fait de jolies fleurs blanches. Par ailleurs, j’ai au moins huit « bébés » à replanter, si je veux,  mais je n’ai plus de place. Je vais en préparer une pour le bureau du mari. Cela assainira l’air qu’il respire quand il travaille. Gentille la petite Main verte, non ? Pourtant je ne devrais peut-être pas. En effet, le mari a passé l’aspirateur samedi dernier, pour m’aider un peu (depuis la rentrée, il n’avait pas touché à la bête, mais le week-end dernier j’avais 2 de tension…), et il a cassé une étagère où les confitures de Mémé Main verte attendaient d’être mangées !! Moi, je savais bien qu’elle était mal en point, cette étagère, et en passant l’aspirateur, je fais toujours doucement. Mais le mari - sans doute pressé de finir sa corvée - a foncé droit dedans et a tout juste eu le temps de rattraper le four à micro-onde posé sur le meuble et de crier « Chériiiiie ! » quand tout s’est effondré ! Résultat, il y avait de la confiture bien collante partout dans la cuisine !! Merci pour l’aide !
Finalement, je crois que je vais le cantonner à la charge de lait et d’eau le week-end et je vais continuer avec l’aspirateur. Mais j’ai un doute soudain : et s’il faisait exprès de tout casser pour ne plus avoir à passer l’aspi ? Faut enquêter !

(photo Main verte)
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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 11:45
Insidieuse, fourbe et acharnée, la poussière revient toujours et ne nous laisse aucun répit. Pour les plantes, elle empêche la photosynthèse de se faire correctement et cela joue sur leur croissance et leur santé. Je passe donc régulièrement le chiffon sur les feuilles quand je fais le ménage dans l’appartement. D’autres fois, je secoue la plante pour l’épousseter. J’ai aussi essayé la douche, mais à la longue, des moisissures peuvent s’installer et c’est encore pire. Pour les plus petites, comme mon grenadier (ex-étêté mais qui a bien repris), je passe tout simplement un doigt sur chaque feuille (il en compte 20 ou 25). Je ne sais pas si cela lui fait du bien, mais à moi si ! Cela me détend. Et si notre relation avec la nature était bien plus vitale qu’on ne le croit ?


le grenadier forme un petit tronc strié ! (photo main verte)
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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 10:43
J’ai fauté, je l’avoue. J’ai pêché par gourmandise, par excès, par envie de plus, de plus de plantes bien sûr ! What else, aurais-je envie de dire ? Cela dit, faute avouée est à demi pardonnée. Je peux donc vous raconter ce que j’ai fait, et comment j’ai souffert pour y arriver.
Cet été, lors de nos dernières vacances dans la maison d’Espagne, un soir, je suis allée telle une ombre furtive piquer deux ou trois amandes des amandiers sauvages du « descampado », c’est-à-dire du terrain vague situé à côté de la résidence. C’est un terrain rempli de chardons de deux mètres de haut où les voisins promènent leurs chiens qui essaient d’attraper des lapins sauvages à la myxomatose. En dehors des chardons, la zone est plantée de quelques amandiers sauvages sur lesquels j’ai lorgné avec envie pendant 9 ans. Cet été, j’ai décidé de préparer une sortie commando avec un sac en plastique pour y mettre les prises que j’avais bien l’intention de faire. En mettant le pied sur un chardon couché, à l’entrée du descampado, j’ai réalisé que mes tongs de piscine n’étaient pas vraiment  idéales pour cette expédition nocturne. Tant pis. 10 ans de préparation mentale pour arriver là. À la fin des vacances, ce serait trop tard. J’ai donc continué « aïe ! » à avancer en faisant attention à ne pas mettre le pied sur « aïe ! » ces pu… de chardons ! Ca y est, j’étais arrivée. Dans la pénombre, les amandiers se dressaient devant moi. A tâtons, je cherchai une branche à accrocher et tirai légèrement dessus en vue d’atteindre un fruit rond et velu que mon petit œil habitué à l’obscurité depuis l’enfance (j’ai joué à la femme préhistorique jusqu’à avant-hier) avait déjà repéré. Mais mon bras était trop court ! Je changeai de branche, tirai un peu plus et tentai d’attraper un autre fruit rond et doux. Le tout dans un silence total pour ne pas me faire repérer par les voisins habitant les maisons en bordure du terrain vague. C’est alors qu’une voix masculine déclara si fort dans mon dos «  plus à votre droite, il y a des amandes accessibles » que je lâchai la branche et faillis me balafrer le visage. Quelle peur il m’avait fichue celui-là ! Le cœur battant, je me tournai et vis qu’une famille entière me regardait faire, accompagnée d’un chien à la langue pendante. Surmontant ma honte, je le remerciai en pensant « et si vous passiez votre chemin ?» A droite, il y avait effectivement quelques amandes accessibles et après en avoir pris 5 ou 6, je partis d’un pas rapide, sans oublier de marcher sur le chardon couché à l’entrée du terrain.
A la maison, je retournai mon sac sur la table du jardin, mais il était trop tard. Je ne voyais plus rien et je dus me résoudre à aller me coucher.
Le lendemain, tôt levée, je m’emparai d’un couteau et du casse-noisette pour retirer les amandes de leurs deux coques et planter des arbres. La première coque, tendre sous son velours, fut facile à découper. Mais le casse-noisette explosa l’amande sous sa coquille dure et je n’eus plus que mes larmes pour pleurer ce premier échec. La deuxième amande subit le même sort. Zut ! Plus que trois. L’opération était plus difficile que prévue. Les troisième et quatrième amandes furent réduites en purée mais avec la cinquième, seul un petit bout fut tronqué et je vis que son germe était intact. Priant pour que la magie de la croissance opère, je plantai le fruit dans un petit pot bleu et arrosai en croisant les doigts tout en me représentant mentalement un trèfle à quatre feuilles. Puis je laissai le pot dans le jardin, un peu à l’ombre, en essayant de recréer les conditions qui permettraient de faire germer l’amande dans la nature.
La magie a opéré.
(photo Main verte)
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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 15:32
Le réchauffement climatique est bien là ! La preuve : mes plantes se croient au printemps et repoussent à vue d’œil. Dans les rues, même chose. Les buissons au pied des immeubles, qui avaient fleuri au printemps, sont à nouveau plein de fleurettes. Les abeilles butinent dans le jardin d’à côté et j’ai même croisé un papillon hier ! En vérité, cela fait du bien, d’autant plus que les températures vont bientôt chuter et qu’on va entrer dans la période froide où l’on se recroqueville sur soi-même en mettant le nez dehors. Par ailleurs, ce regain de croissance végétale consomme du CO2. Tant mieux, car d’habitude il n’y a que les forêts tropicales pour le faire toute l’année. Sous nos climats, quand ça ne pousse plus, ça n’absorbe plus (ou prou).
Bref, pour fêter ce retour du printemps bis, le mari m’a rapporté « quelques » grenades de notre ancien jardin d’Espagne où il a fait un saut ce week-end. Quand j’ai vu le sac, j’ai failli m’évanouir ! Il en a rapporté plus de 15 kilos !! Et encore, il m’a dit en avoir donné au voisin. J’ai eu droit aussi à des pommes (j’ai déjà fait une tarte pour ce soir) et à des figues que nous allons dévorer en très peu de temps, à mon avis. Mais pour les grenades, ça va être difficile. Je vais commencer une distribution auprès des copines puis me lancer dans de la grenadine (je sens que ça va tacher !!). Je vais sans doute aussi innover en des plats exotico grenado français. Mais si vous avez une idée supplémentaire, je suis preneuse !
Mon petit pied, en bas de la photo, c'est pour vous donner une idée de l'échelle du sac... et de la taille de certaines grenades qui frôlent le kilo ! (photo Main verte)
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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 11:24
Depuis deux ou trois semaines, nous avons régulièrement un petit papillon gris, style mite, qui vient virevolter dans la cuisine le soir. Le mari accuse mon compost. Ne sachant pas s’il a raison, je ne moufte pas, comme on dit. Mais comme je n’aime pas être accusée à tort, ce matin, j’ai pris une grande décision : j’ai renversé le tas de compost sur deux grands journaux ouverts sur le sol de la cuisine. Pas de mite en vue ! Qu’est-ce qu’il va m’entendre ce soir le mari !!
Profitant du grand déballage, j’ai inspecté ledit compost, vieux d’au moins six mois maintenant. Ce n’est pas vraiment une réussite. J’y retrouve intactes des feuilles, des épluchures et des coquilles d’œufs bio d’il y a six mois ! A peu de chose près, je pourrais refaire les menus du 28 mars au 22 septembre ! Zut alors, qu’est-ce qui ne va pas ? Avant les vacances, j’avais pourtant trouvé cinq vers de terre dans mes pots de fleurs et je les avais transvasés illico presto dans le sac. De temps en temps, je leur versais un petit verre d’eau pour les aider à ameublir le terrain. Visiblement, les vers de terre sont eux aussi partis en vacances et mère Nature n’a pas fait son travail. Hé ! Ca ne marche pas ça ! Alors il sert à quoi le Grenelle de l’Environnement si les vers frondent ? Encore un sujet sur lequel il va falloir réfléchir. En attendant, bonne nouvelle, en six mois, j’ai récolté au moins une demi-cuillère à dessert de terre bio, pure et « made by Main verte » que j’ai vite mise dans le pot de l’olivier ! Je crois que je vais fêter cela, car – tout le monde le sait - ce n’est pas la quantité qui compte, mais la qualité. Je vais me verser une demi-cuillère de champagne bio en l’honneur de mon acte pour ma planète et les générations futures. Surtout ne riez pas, combien de demi-cuillères de terre bio avez-vous produit, vous, personnellement, en six mois ? Les petites cuillères font les grands sacs. C’est bien connu !

Le compost dans son nouveau sac : au menu patates bio, carottes bio, banane bio... (photo Main verte)
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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 10:06
Les journées de la mobilité s’achèvent. Ce week-end était aussi celui des journées du patrimoine. Une opération avait retenu mon attention, me permettant de faire un voyage dans le temps de mon enfance : remonter dans un vieux métro en bois parisien ! Nous l’avons fait en famille. L’enfant a trouvé le métro joli et curieux avec ses indications « interdit de cracher » ou « places réservées aux mutilés de guerre ». Les photos pour vous.


























Personnellement, je crois qu'on pourrait remettre les indications "interdit de cracher" dans les rues et dans les transports en public. Il semble que cracher soit devenu une nouvelle mode que petits et grands, hommes et femmes n'hésitent plus à suivre, à mon plus grand dégoût. Il me semble pourtant que c'est le b.a. ba de l'hygiène.
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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 09:57
Si le phénomène ne se ralentit pas, je crois que je vais bientôt avoir le tuyau de l’aspirateur greffé au bout du bras. Croqui perd ses poils. Chaque caresse, qui autrefois était un plaisir pour le caresseur et le caressé, se transforme aujourd’hui en un combat  contre les poils restés collés à la main ou en une chasse aux poils volants autour de l’animal. Pour couronner le tout, je perds mes cheveux ! Cela me le fait à chaque automne. C’est normal, paraît-il. Ainsi, entre le lapin et moi, il y aurait finalement des similitudes. Enfin, la comparaison s’arrête là car j’ai tout de même fait des études supérieures qui me permettent aujourd’hui de m’inquiéter sur la chute de mes cheveux, alors que le lapin, lui, vit heureux et se fiche de perdre ses poils…

J’ai donc pris des renseignements sur la chute des cheveux :  la première chose à faire est de compter les cheveux qui tombent. Super, je n’ai que cela à faire ! Si on perd entre 50 et 100 cheveux par jour, ce n’est pas grave. Alors ce matin, j’ai regardé sur l’oreiller : 3 + un dans la main quand je me suis grattée la tête. Ca fait 4. Plus les cinq tombés sur le gilet que j’ai mis en me levant car cela rafraîchit le matin, vous ne trouvez pas ? Ca fait 9, oui mais j’en retire deux car je l’avais mis hier soir quand j’avais un peu froid avant d’aller me coucher. Ca fait… ça fait… 7. Quelle galère ! Bon, je crois que je suis loin des 50 à 100 par jour. Tout va bien. Je retourne me coucher. Les maths un dimanche matin, ça m’use. Et puis ils ont dit qu’il ne fallait pas angoisser si on ne veut pas perdre plus de cheveux. Donc, j’ai raison de retourner au lit. Qui a dit que je me cherchais des excuses pour faire la grasse matinée ?

(photo Main verte)
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