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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 17:16

PICT0073.jpgCette semaine du printemps, c'est la semaine des alternatives aux pesticides. En réalité, ce sont 10 jours de fête et de communication, du 20 au 30 mars pour dire que DES ALTERNATIVES EXISTENT aux pesticides chimiques. Pourquoi cette date ? Parce que c'est l'époque où les épandages sont réalisés dans les champs le plus souvent, au moment où on a envie de sortir à la campagne respirer "l'air pur" et écouter chanter les petits oiseaux.

Avant d'aller plus loin, j'aimerais faire un point sur certains mots que l'on utilise. Par exemple lorsqu'on dit "agriculture conventionnelle", on parle de celle qui utilise les pesticides chimiques. Mais l'adjectif "conventionnelle" ne correspond qu'à 60 ans, environ, de pratiques agricoles industrialisées. C'est un choix de production qui a été fait après la guerre lorsqu'il n'y avait plus rien à manger. J'ai lu un livre à ce sujet récemment. On peut le comprendre. Il fallait produire, produire mais j'ai bondi quand j'ai appris que certains décideurs ont indiqué qu'il fallait retirer les espèces végétales sachant se défendre seules contre les parasites pour ne garder que celles qui avaient le plus fort rendement puisque de toute façon, il existait dorénavant les pesticides qui allaient anéantir tous les problèmes de parasites. Ah, bon ? D'abord, je ne savais pas qu'il existait des variétés plus "défensives" que d'autres. C'est génial ! Mais sur la partie "il y a dorénavant les pesticides pour tout résoudre", je me dis : Ben alors pourquoi on utilise toujours des pesticides ? Il ne devrait plus y avoir de parasites depuis 60 ans qu'on les utilise ! 

Je n'en dirai pas plus, à part quelques réflexions entendues ici et là :

"Nous avons derrière nous 8000 ans d'agriculture naturelle qui ont permis aux humains de se nourrir et de se développer sur Terre sans utilisation de produits chimiques. La méthode a fait ses preuves."  

"Quand on pense aux connaissances que l'on a aujourd'hui des végétaux et les moyens techniques pour mesurer les taux d'humidité dans le sol, dans l'air ainsi que les nutriments du sol, on voit bien que l'on pourrait avoir des cultures plus saines. On sait aussi lutter contre les ravageurs avec leurs prédateurs ou utiliser des plantes comme purin ou "désinfectant" naturel."

" Il est plus facile d'utiliser les graines, les engrais et les pesticides des grandes entreprises. Cultiver bio est plus dur mais aussi plus captivant et l'agriculteur retrouve son expertise d'antan."

" En 60 ans, beaucoup de choses ont été oubliées et dans les jardins partagés, ce sont les personnes venant de pays en voie de développement qui réexpliquent comment cultiver et traiter avec ce que l'on trouve dans la nature."

"Comment font les autres pays européens utilisant moins de pesticides que la France, première utilisatrice de pesticides en Europe ? Leur population manque-t-elle de nourriture ?"

"L'Autriche compte 30% d'agriculture biologique."

Quel est l'objectif de cette semaine des alternatives aux pesticides ? Quelles sont les alternatives ?

Le Grenelle de l'environnement (2007) avait dit qu'il fallait réduire de 50% l'utilisation des pesticides chimiques d'ici à 2020. Après une légère diminution, les tonnages en 2012 ou 2013 ont encore augmenté... Bref, nous restons les n° 1 de l'utilisation de pesticides en Europe. La semaine des alternatives aux pesticides permet de faire passer le message que l'on peut les diminuer.

Comment les diminuer ?

En dehors de l'agriculture biologique, il existe d'autre façon de cultiver, la production intégrée qui n'est pas biologique, mais qui n'est pas conventionnelle non plus.  Elle est entre les deux et utilise moins de pesticides (qui coûtent de l'argent à l'achat aussi). Il y a aussi l'agriculture biodynamique qui observe le champ et son environnement comme un système équilibré et qui essaie de conserver l'équilibre des sols et des végétaux pour améliorer la qualité des produits. Elle tient compte notamment des phases de la Lune pour agir. Bref, c'est un peu la façon dont nos grands-parents agissaient.

Pour aller voir le site de la semaine des alternatives aux pesticides, c'est ici.

photo fleurs de poivrons bio (main verte)

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 15:21

Le monde est fou et on le savait déjà. Mais il semble bien que mes plantes marchent aussi sur la tête : en août dernier, mon kumquat a fleuri. P1000061.JPGAujourd’hui, les fruits sont comme au printemps. P1000101.JPG

Climat chaud de l’appartement, me direz-vous. Oui, sans doute, mais dehors, sur le balcon, mon framboisier fait de nouveaux fruits… P1000103.JPG

En revanche, d’autres plantes réagissent normalement : l’amandier perd ses feuilles, ce qui est tout à fait normal pour la saison. Alors qui croire ? L’amandier ou le framboisier ? Il faut croire la fifette (notre canari femelle) : elle pond ! Un de mes oncles râlait chaque année en disant que c’est stupide de mettre Noël en décembre car c’est dangereux sur les routes. Il préconisait de le mettre en été. Hé bien, cher Tonton, je crois que d’ici deux ou trois ans, nous n’aurons plus besoin de mettre Noël en été car ce sera l’été, parole de framboisier !

(photos Main verte)

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 14:19

PICT0006.jpgLe 20 août dernier, j'ai reçu un étrange message. Celui-ci m'indiquait qu'à partir de ce jour, le 20 août 2013, les humains avaient consommé tout ce que la Terre pouvait nous fournir en un an de façon renouvelable (ici). Qu'est-ce que cela voulait dire ? Que nous fournit la Terre, exactement ? De l'air pur, de l'eau pure, de la nourriture et des matières comme le coton, le lin, le bois, du sable, des pierres... permettant de s'habiller, se chauffer ou de construire un habitat, des routes, etc.

Bref, le message voulait me faire comprendre que passé le 20 août, nous commencions à consommer un coin des forêts qui restent sur la planète, quelques-uns des derniers poissons de la mer ou des rivières pouvant se reproduire, un peu plus d'eau potable que l'on ne peut en épurer (donc le reste, c'est de l'eau salée ou polluée ou les deux). Bref, de quoi passer de bonnes vacances à la mer, justement ! Renseignements pris, en 2012, nous avions consommé tout ce que la Terre avait produit le 22 août. En 1990, c'était le 7 décembre. C'est donc de pire en pire !

N'aimant pas les nouvelles déprimantes (je n'ai plus de télé depuis des années et je vais mieux !), j'ai cherché si la disette était proche : à première vue, les différents supermarchés dégorgent (avant, j'aurais dit regorgent) toujours de produits qui finissent par me perdre plutôt que de me donner envie d'acheter*. En effet, comment choisir entre 577 plaques de chocolat différentes sur un rayon de 5 m de large et 2 de haut ? J'ai cité le chocolat plutôt que le pain ou le lait car c'est l'élement indispensable à la contribution de la bonne humeur sur ce blog. La disette n'étant pas en vue dans mes différents supermarchés, ni avant ni après le 20 août, c'est donc qu'elle existe ailleurs toute l'année...

Ensuite, j'ai cherché des coupables (autres que moi) et j'ai trouvé : les Japonais ! Il paraît qu'ils consomment pour 7,1 Japons par an !! Les Italiens seraient à 4 Italies et les Français à 1,6 France (cf le même lien qu'en haut).

Comme je me sentais responsable à 0,6 France, j'ai réfléchi à ce que je pouvais bien faire pour avoir encore à manger en 2050 et pour que l'enfant continue aussi à se nourrir en 2080. J'indique quelques idées à la suite de cet article si vous souhaitez participer aussi (je sais que vous le faites déjà, mais peut-être vous aurai-je donné une idée en plus ?).

J'ai fait le tour de mes actions, et j'ai trouvé que mon empreinte écologique n'était pas si mauvaise (ici). Et la vôtre ? L'enfant a également voulu participer et a déclaré ne plus vouloir manger de poisson ! Nein : il existe des espèces qui ne sont pas en voie de disparition (ici), à consommer avec modération toutefois.

Enfin, j'ai pensé qu'il fallait informer en indiquant des liens qui permettent de comprendre et d'agir ensuite comme des adultes responsables, mais aussi en donnant de bonnes nouvelles (ici). Nous ne maîtrisons pas tout, mais nous avons notre part de responsabilité en raison du nombre (des millions de personnes !) que nous sommes. Chaque geste compte ! Même si on en fait qu'un ou deux, cela compte !

 

 à propos d'une offre de produits trop importante, il m'arrive la même chose dans les grands magasins de prêt à porter sur plusieurs étages. A la fin, je ne sais plus à quel étage j'ai vu un article qui me plaisait et finalement, je me sauve en courant et je refais le tour de mon armoire qui dégorge aussi d'habits, dont certains datant de 1981 car je n'abîme pas mes affaires et parce que je n'ai pas beaucoup grandi ! Je suis une "grande petite" si on peut dire :)

 

 

Quelques idées pour diminuer son empreinte écologique : certaines sont gratuites (et parfois, on économise en plus !) :

- j'ai donné quelques habits enfouis au fond de mon armoire depuis 1982 car j'ai voulu garder le pull de 1981. Cela servira à quelqu'un pour qui il sera comme neuf et cela évitera de déboiser pour faire pousser du lin ou du coton -première culture utilisatrice de pesticides au monde - (c'était une robe d'été en lin et des T-shirts en coton) ; j'achète de préférence des habits en coton bio,

- je récupère l'eau de l'égouttoir à vaisselle pour arroser mes plantes. Cela laisse plus d'eau dans les rivières pour les poissons, les cultures et pour diluer la pollution,

- je fais ma propre lessive au vrai savon de Marseille (attention aux imitations !) pour éviter les azurants bleus qui donnent une impression de blanc plus blanc à mon linge mais qui sont des produits chimiques que l'on retrouve dans l'eau,

- je ne mets plus d'adoucissant,

- je désinfecte au vinaigre blanc car c'est biodégradable,

- je marche le plus souvent ou je prends ma patinette si ce n'est qu'à quelques stations de chez moi, sinon je prends le bus de la ville,

- quand je conduis, je conduis en souplesse pour moins consommer,

- j'ai légèrement diminué les portions de viande rouge car on déboise beaucoup pour faire de l'élevage dans le monde, mais je prends de la viande bio en contrepartie, je préfère en manger moins mais de la bonne. Au niveau prix, comme j'en prends moins, ça compense.

- j'aère ma maison en permanence en laissant une petite fenêtre entre-ouverte et si je veux une bonne odeur, j'utilise une goutte d'huile essentielle bio,

- je fais la poussière avec un chiffon humide (d'eau) et rien d'autre,

- j'utilise le verso des nombreux courriers que je reçois pour me faire des blocs notes,

- je plante toute graine qui me tombe sous la main et j'en achète aussi. Cela produit plus d'oxygène que de CO2,

- je recycle le papier, le plastique, les conserves et le verre et je fais ma terre avec mes épluchures bio,

- mon téléphone portable a 8 ans et il me permet de téléphoner ! C'est fait pour ça, non ?

- depuis 6 ans, je porte une montre qui marche grâce aux mouvements que j'effectue, donc sans pile !

- je redonne les médicaments périmés à la pharmacie car à la poubelle, ils polluent,

- j'achète des produits électroménagers qui consomment le moins possible,

- je fais attention à éteindre les lumières en sortant d'une pièce sauf si c'est une lampe basse consommation qui consomme surtout lorsqu'elle s'allume,

- j'achète des produits de ma région, de France ou maxi d'Europe mais j'évite des pays trop lointains pour éviter la pollution du transport.


Si vous avez d'autres idées, indiquez-les dans un message !

photo Main verte

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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 15:40

Si vous lisez ça pousse depuis plusieurs années, vous savez déjà que j'ai commencé à écrire lorsque j'habitais dans un F2 et que j'avais pour "jardin" un simple rebord de fenêtre d'environ 40 cm ainsi qu'une rambarde de porte-fenêtre sur laquelle j'avais accroché une ou deux jardinières. La taille de l'appartement était petite mais les aventures nombreuses et les rencontres plutôt originales pour une citadine (ici et ici). Nous habitons, depuis, dans un appartement plus grand et doté d'un balcon. Pourtant, la maison est chaque fois plus "verte" (le mari aussi devient vert !). Comment est-ce possible ? En fait, les plantes ont grandi. Quand je regarde les photos des mandariniers, je n'y crois pas. Voyez par vous-mêmes :

PICT0151-copie-1.jpgles 2 en 2008, je crois    

   P1000941

le plus grand des 2 aujourd'hui, à comparer avec la taille de la chaise.

Le grenadier n'est pas en reste. Il mesure 1m20 et va encore grandir. D'autres plantes encore ont dépassé le mètre cinquante, comme l'olivier ou l'autre mandarinier (le plus petit des 2 sur la première photo). Mais je crois aussi que mes nouvelles cultures finissent par prendre beaucoup de place, comme mon riz, par exemple que j'ai planté le 31 juillet et qui pousse vitesse grand V. J'ai déjà dû le changer de pot 10 jours plus tard et j'ai lu hier que les tiges pouvaient mesurer jusqu'à 1m50 !! Bref, l'appartement est devenu riquiqui en un rien de temps, enfin je devrais dire riz-quiqui.



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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 15:25

P1000728.JPG5 ans déjà que j'écris sur mes plantes ! Et toujours plein de choses à vous dire et à vous faire découvrir sur elles. Vous vous souvenez peut-être qu'en 2009, je vous avais avoué que j'attribuais parfois un caractère à mes plantes (ici). Pourquoi pas ? Les supers génies des mathématiques voient bien les chiffres et les nombres comme des éléments avec certaines particularités.

Je veux bien que le 9 ressemble à un visage de profil avec un grand sourire et qu'un 6 vous fasse penser à une personne faisant de la gymnastique les pieds en l'air, mais j'ai un peu mal à imaginer quoi que ce soit pour 1999. Tiens, si finalement : cela me fait penser à un bus avec un conducteur et trois passagers ! Et avec un 0 devant, ça fait un volant pour le conducteur ! Bon, alors 326780 ne me fait penser à rien du tout sauf à des chiffres qui nécessitent un peu d'attention pour pouvoir les lire : "trente-deux mille - non y'en a un de plus : trois cent vingt-six..." bref, le truc casse-pieds que seul un super génie des mathématiques peut trouver super génial... A noter toutefois : si c'était l'argent disponible sur mon compte en banque, je trouverais cela sans doute super génial aussi sans être un super génie. Bon, j'arrête avec les chiffres, j'étais venue parler plantes.

Tout cela pour dire que je trouve mon coqueret coquet. Le coqueret du Pérou, également appelé Physalis peruviana par les expertums des plantums, est une plante de la famille des solanacées (tomates, poivrons, aubergines) mais son fruit ressemble à une cerise orange. Vous en avez certainement déjà mangé sur un toast dans un buffet. En réalité, on dirait que le coqueret veut séduire. Il fait pousser ses fruits dans de petites bourses en papier. C'est très joli, le papier de la bourse est très délicat et il faut l'ouvrir en corolle pour découvrir le fruit. Plus que coquet, je devrais dire que le coqueret est précieux, à mettre tant d'attentions pour produire ses fruits.

Mais sous son aspect joli coeur, le coqueret est dur en affaires. Il ne produit que sur les nouvelles tiges. Comme si les pieds avec expérience (les pieds "seniors") risquaient d'en imposer un peu trop ou de grèver le budget minéraux/vitamines du pot. Il faut dire aussi que si le coqueret ne s'investissait pas en bourses, il pourrait peut-être fructifier ET conserver ses pieds seniors au lieu de les mettre à la retraite anticipée. Mais voilà, le coqueret veut du rendement rapide et si on ne connaît pas son caractère, on commet des erreurs. C'est ce qui m'est arrivé. Je voyais bien que mon coqueret grandissait en multipliant les nouvelles tiges. Il poussait tellement tous azimuts que j'avais dû scotcher les dernières branches qui poussaient ça et là et finissaient par faire une bulle disproportionnée par rapport à la taille réelle du pot. Alors en mauvaise gestionnaire, j'ai coupé tout ça en ne gardant que les valeurs sûres, les pieds seniors. Résultat, je n'ai presque pas eu de retour sur investissement cette année et nous avons mangé 3 malheureux coquerets, délicieux - certes - mais pas de quoi vendre sa production et voir s'afficher le chiffre 326780 sur son compte en banque. Etre un super génie des plantes n'est pas donné à tout le monde.

 

(photo Main verte) : le coqueret et sa production la première année sur de jeunes tiges.

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 16:07

Je le cherchais depuis longtemps, en vain. Je voulais mon jasminium officinale, celui que l'on peut a priori consommer. Le jasmin décoratif étoilé ne m'intéressait pas, mais les fleuristes n'avaient que lui. Et je l'ai vu ! Tout beau, tout fleuri, ce week-end aux 5è Botaniques de l'arboretum de Chevreloup à Rocquencourt (78). J'ai donc sauté sur le pépiniériste pour le lui acheter mais celui-ci m'a dit que ce n'était pas celui là ! Comment ? Pas celui-là ! L'officinale est pourtant le végétal utilisé en herboristerie. J'étais sur le point d'étrangler cet empêcheur-de-boire-son-thé-au-jasmin-en-rond avec une tige de graminée du stand d'à côté, quand très gentiment, icelui m'a montré le jasmin suivant, celui pour le thé. J'ai remis la graminée dans son bac, l'air de rien, et j'ai sorti mon chéquier avec un grand sourire (pour une fois qu'on paie le sourire aux lèvres !).

Oui, je vais vous dire comment il s'appelle. Mais d'abord, je vous le montre :

P1000708.JPGVous voyez, le monsieur me le montre aussi sur la photo en haut à droite (du petit doigt, d'ailleurs, était-ce un fan de la série Les Envahisseurs ?). Sur son stand en plein air, il avait également du jasmin étoilé qui, selon lui, n'est pas un vrai jasmin. Je n'ai pas vérifié.

Comme il était très gentil (parce que je ne croyais pas que c'était l'autre jasmin pour le thé et cela se voyait), le pépiniériste m'a dit de goûter une fleur de chaque sous-espèce ! Confiante, j'ai détaché un bout de pétale de l'officinale, et mâchonnant, j'ai bien dû admettre qu'il n'avait pas de goût, puis j'ai pris un pétale de l'autre (oui, je vais vous dire son nom), j'ai mâchonné et là, puff, "ze" odeur de jasmin était bien là dans mon nez et ma bouche.

Alors maintenant, pour connaître son nom, et surtout pour le retenir, il va falloir vous lever de votre chaise de bureau (ou du canapé si vous êtes en wifi - bonjour les ondes ). Allez, levez-vous et effectuez deux pas en avant bras pliés et coudes contre le corps en effectuant de petits moulinets avec les avant-bras (comme pour faire le train à vapeur qui démarre), puis faites deux pas en arrière en effectuant les mêmes petits moulinets avec les bras pliés. Répétez l'opération en chantant "le jas-min pour-le-thé, c'est le jas-min samba-c". Vous pouvez ajouter des "tou tou tou, tou tou tou Lou" si ça vous chante. Non, arrêtez maintenant, vous allez vous faire mal. Faites-vous plutôt un bon thé avec ou sans fleurs de jasmin.

P1000732 Les fleurs lavées et séchées pour un futur thé (photos Main verte)

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 12:07

Le mot biodiversité est apparu dans les années quatre-vingt. Il désigne l'ensemble du vivant sur terre et les équilibres naturels, en lien direct avec les activités humaines.

Créé en 1985 par le scientifique américain W.G. Rosen et utilisé dans un colloque à Washington l'année suivante, le mot biodiversité a été repris et popularisé au Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992.

La biodiversité désigne l'ensemble du vivant sur la terre, depuis le micro-organisme présent dans le sol ou dans l'intestin humain (la flore intestinale) aux animaux terrestres et marins, en passant par le monde végétal.

Il inclut les écosystèmes, c'est-à-dire les liens d'interdépendance entre les espèces et entre ces espèces et leur environnement, et la variété des gênes.

Plus la biodiversité est grande, plus elle possède de capacités pour s'adapter aux évolutions des conditions de vie sur terre.

En tant que mammifère supérieur, l'homme fait partie intégrante de la biodiversité et en dépend pour vivre. Il se nourrit de plantes et d'animaux ou de leur production (lait, miel). Il se soigne en utilisant des molécules végétales ou animales, confectionne ses habits à partir du coton, de laine, de lin. Le bois lui sert à se meubler et à se chauffer, le pétrole et le charbon à se chauffer ou à se déplacer.

Depuis plusieurs décennies, l’utilisation par les humains de la biodiversité se fait à un rythme trop soutenu qui ne permet plus son renouvellement naturel.

En rompant les équilibres des écosystèmes et en polluant, les hommes affaiblissent ou font disparaître des pans entiers de la biodiversité qui auraient pu leur servir comme nouvelles sources de médicaments ou pour trouver des espèces capables de s’adapter à la modification du climat en cours.

La perte de biodiversité se ferait à un rythme 1000 fois supérieur au rythme naturel. L'année 2010 a donc été désignée par les Nations Unies comme l'année de la biodiversité pour faire comprendre qu’il faut protéger notre environnement, lui conserver sa grande variété qui lui permet de se renouveler, car nous en dépendons directement pour vivre.

pollinisation des fruits et matériau de construction, deux exemples d
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