Ce que j’aime dans les vacances, c’est quand je rentre à la maison. En effet, juste après avoir ouvert la porte, je pose les valises au milieu du salon et je me dépêche de faire le tour du propriétaire pour inspecter mes plantes.
Hier, quand je suis rentrée, des surprises m’attendaient ! Lorsque j’ai acheté les panais et autres légumes anciens, j’avais planté le bout des légumes où se trouvaient encore quelques fanes. Hé bien, pendant les vacances, elles ont poussé ! La feuille de panais est d’ailleurs très jolie : dentelée et fournie, et surtout, elle a l’avantage d’être inédite pour moi ! Je vais donc passer quelques jours à l’observer et cela me plaît bien. L’observation est une tache très importante lorsqu’on veut connaître ce qui nous entoure et cela vaut aussi bien pour les plantes que pour les oiseaux ou n’importe quoi d’autre. J’ai par exemple beaucoup observé mon père lorsqu’il faisait des travaux. Et le jour où nous avons acheté un appartement à rénover, j’avais une petite idée de la façon dont il fallait s’y prendre.
Le plus amusant, tout d’abord, a été de casser. J’ai abattu une cloison avec un marteau et mes petits bras musclés et cela m’a bien défoulé. Ensuite, lorsque les fils électriques pendaient au milieu de la pièce, j’ai pensé à couper le courant à ce que je croyais être le compteur général. Mais lorsque j’ai reçu ma première décharge, j’ai immédiatement compris qu’il y avait d’autres interrupteurs à baisser. Ensuite, j’ai posé du papier peint, fabriqué et monté une armoire encastrée. Là, j’ai un peu souffert car les planches des côtés étaient très hautes (2m30) et la perceuse plutôt lourde. Pour pouvoir percer les trous, je devais tenir la perceuse à deux mains. Alors, qui tenait la planche ? Ma tête ! Et avec mon pied, je prenais appui sur le mur opposé pour avoir plus de force et mieux percer la planche et le mur ! Le style était très personnel, genre hiéroglyphe égyptien, mais l’armoire était assez réussie, avec des moulures sur les portes et un petit pompon aux jolies poignées rondes. Finalement, avoir la grosse tête, c’est bien utile.
En dehors de l’observation, l’expérimentation est aussi importante. Cependant, le résultat n’est pas toujours celui que l’on attendait et la déception guette. Moi, c’est plutôt côté cuisine que l’expérimentation est décevante. Mais j’ai trouvé la parade : je ne suis jamais les recettes ! Cela amuse toujours le mari d’ailleurs qui m’imite lorsque je décide de tester un nouveau plat. « Verser 200 grammes de farine. Bon, je n’en ai que 50 grammes, donc je vais mettre 3 œufs. Mettre deux œufs. J’en ai déjà mis trois, alors je vais rajouter de l’huile. Ajouter le sel. J’en ai plus, je vais mettre du thym, etc…, etc… » Zut, à la fin, si on ne peut même plus s’amuser dans sa cuisine, c’est pire qu’une dictature ! En plus, c’est parfois très bon, mais alors il est difficile de recommencer le plat car je ne sais plus ce que j’ai mis dedans et j’ai beau relire la recette, cela ne m’aide pas du tout !
Mais tout cela ne me dit pas ce que je vais faire à manger à midi. Je vais donc vider les valises. Cela me donnera peut-être une petite idée.