Des ouvrages écrits par de vraies personnes. Des conseils pour écrire. Je raconte aussi comment j'ai écrit les miens, l'origine de leur écriture, des anecdotes et les autres livres qu'ils m'ont fait découvrir dont je parle aussi.
Mon appartement serait-il un îlot de verdure dans la jungle de ciment de la grande ville ? Une sorte d’arche de Noé ? Peut-être. C’est en tout cas l’impression que j’ai eue lorsque j’ai aperçu une sauterelle dans les feuilles de mon palmier ! Heureuse de cette découverte (la vie animale est vraiment présente partout, mais on ne la voit pas toujours), j’ai vite pensé qu’il fallait la protéger. J’ai donc allumé mon ordinateur, cherché ce que mangeait une sauterelle et découvert que la belle se nourrit notamment de… moucherons ! Merci le ciel ! Il y a vraiment des coïncidences « coïncidantes ». Restait à l’attraper… Comme je ne voulais pas la toucher avec mes doigts (ça mord une sauterelle ?), j’ai approché un tuteur en bois et j’ai essayé de la faire monter dessus. J’ai plutôt eu l’impression de conduire la vache au pré car lorsque je touchais l’animal, elle avançait jusqu’à la feuille d’à côté. Pensant cette fois-ci en sauterelle et non plus en moucheron, j’ai coupé une feuille de mon palmier et approché la palme près des pattes de la demoiselle. Ca a marché, la sauterelle a levé un pied et est passée sur ma palme. Doucement, tout doucement, j’ai retiré la branche du feuillage, marché à pas de velours jusqu’à la cuisine et ouvert délicatement la fenêtre. J’ai ensuite approché la palme au-dessus du compost. Quelques moucherons plus lucides que les autres, sans doute, sentant le danger, ont pris leur envol. Enfin, j’ai posé la palme sur le compost et la sauterelle est descendue, telle une reine de son carrosse. Je ne sais pas si elle a fait un carnage (je n’ai pas entendu de cris), mais une chose est sûre : il n’y a plus de moucheron ! Il n’y a plus de sauterelle non plus, d’ailleurs. Mais je lui pardonne : elle est sans doute partie aider une autre citadine jardinière d’appartement en péril.