Des ouvrages écrits par de vraies personnes. Des conseils pour écrire. Je raconte aussi comment j'ai écrit les miens, l'origine de leur écriture, des anecdotes et les autres livres qu'ils m'ont fait découvrir dont je parle aussi.
Cela faisait plusieurs jours que ça me démangeait : les mandarines du mandarinier sont-elles comestibles ? Le mari disait que non et moi, je disais que oui. Pourquoi on vendrait des mandariniers, si ce n’est pas pour en manger les fruits ? C’est un vrai, après tout. Alors, j’ai testé. Au toucher, ça s’annonçait bien : peau épaisse mais tendre à la fois. A l’odeur aussi : arôme acidulé, fraîcheur des gouttelettes projetées en épluchant le fruit. Mais par prudence, je n’ai croqué qu’un demi quartier. Le résultat ne s’est pas fait attendre : mes papilles gustatives, situées à l’arrière de la langue, ont reçu une sorte d’électrochoc acide et ma langue est devenue plus râpeuse que celle d’un chat. Mais ce n’est pas tout : je n’ai pas pu parler pendant trois jours car ma langue ne glissait plus sur mes dents !
La queue entre les jambes, j’ai fini par admettre (lorsque j’ai pu parler) que le mari avait raison. La prochaine fois, je l’écouterai. Je dis la prochaine fois car une petite fleur est apparue dans le feuillage, et sous ses pétales, une minuscule mandarine plus petite qu’un petit pois pointe le bout du nez. Et si celle-ci était moins acide ? Faudra goûter !