(photo Main verte)
En rentrant de vacances, une coccinelle est entrée dans l'appartement. Pour ne pas l'écraser, je l'ai déposée entre les feuilles du poivron qui avait bien fleuri et nous préparait une dizaine de mini poivrons. La coccinelle est repartie mais elle nous a laissé un cadeau : des pucerons ! C'est la deuxième fois qu'après le passage d'une coccinelle, des pucerons se développent dans mes plantes. A mon avis, elle doit avoir quelques larves collées aux pattes et quand elle se pose sur une plante, elle dépose son petit cadeau empoisonné. Sans doute une façon de retrouver de la nourriture pour plus tard... pas folle la guêpe, heu, la coccinelle !
Echaudée par l'expérience du vinaigre/oignon pour les salades qui avait brûlé deux beaux spécimens et fait hurler de rire les pucerons, j'ai décidé de ne rien faire. Les pucerons se sont développés et ont absorbé la sève vitale de trois mini poivrons prometteurs, ne laissant que des spectres de mini poivrons noirs et tout secs. Comme la température a commencé à baisser la nuit, j'ai décidé de mettre la plante sur le rebord de la fenêtre de la cuisine, en l'attachant avec de la ficelle à rôti pour que le pot ne tombe pas sur la tête des petits du rez-de-chaussée au premier coup de vent. La grande classe... Quelques pucerons frileux se sont placés sous les feuilles, constat qui me donna plein d'espoir pour la suite, mais le froid les a surtout rendus plus voraces et trois nouveaux mini poivrons ont été vampirisés et transformés en spectres noirs à forme "poivronïdale". Raté. La semaine s'est écoulée sans que je puisse rechercher sur Internet comment lutter contre ces "Rambo" du monde animal (ce qui m'a permis d'en apprendre plus sur eux car de pucerons, certains sont devenus moucherons). Mais ce week-end, une rapide recherche m'a permis de tester une nouvelle méthode : après le vinaigre, l'huile ! Méthode biologique par excellence, l'huile ne tue point mais englue les pucerons et les fait mourir… d'ennui, je suppose. Enfin, moi, ça me fait ça lorsque je me démaquille le soir avec mon huile d'amande douce. Juste après, je n'ai qu'une envie : aller me coucher car je n'ai plus goût à rien. J'avais tout d'abord pris mon flacon d'huile d'amande douce et un coton-tige mais au moment de passer à l'action, j'ai laissé l'huile d'amande douce pour le démaquillage et j'ai opté pour l'huile d'olive. Huile d'olive-poivron, c'est quand même plus logique. Pendant une bonne demi-heure, j'ai badigeonné chaque feuille et chaque minuscule tête de poivron qui commence à pousser, ramenant à chaque fois sur le coton-tige une colonie de pucerons que j'ai replongé dans l'huile. Maintenant, la plante ressemble à un athlète de culturisme en pleine compétition et colle à souhait. L'enfant ne doit pas s'approcher trop près de peur de rester coller. J'espère simplement ne pas avoir trouvé un nouveau tue-mouche écologique... En attendant, soit le remède est efficace et lorsque mes poivrons seront bien gros, je n'aurais plus qu'à les jeter dans la poêle sans rajouter d'huile, soit les pucerons n'auront pas de rides.