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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 13:03
Le poivron a regagné ses pénates, la guerre des pucerons est terminée. En revanche, la courgette a encore été attaquée par l’oïdium et j’ai procédé à une nouvelle ablation chirurgicale de deux feuilles. Le basilic n’a plus si fière allure. Inexorablement, l’automne s’installe dans l’appartement comme au-dehors.
Pour mettre un peu de gaîté et d’espoir dans la maison, je me suis lancée dans de nouveaux projets : je me fais pousser un pois chiche, des carottes et les ongles ! Je ne sais pas qui poussera le mieux. Pour les plantes, il faut attendre. Pour les ongles, il faut attendre aussi, mais il faut surtout RESISTER !!!
J’ai obtenu par correspondance un guide pour arrêter de se ronger les ongles en un mois ! Cela fait 25 ans que je fais régulièrement des tentatives pour avoir des mains de Femme… Alors en recevant le guide, mon cœur s’est gonflé d’espoir et une joie enfantine s’est emparée de moi : j’allais enfin avoir des ongles ! Je serais une VRAIE femme (fatale ?) à partir de maintenant !
J’ai commencé un dimanche, jour où nous sommes en famille dans la joie et la bonne humeur. Que dit le guide ? Jour 1 : pour arrêter de se ronger les ongles ou de sucer son pouce (ah, non, ça j’ai déjà arrêté la semaine dernière), achetez le produit n°1 avec un goût amer. Je l’avais déjà. Obéissante, j’applique mon produit n°1 sur mes petits ongles. Ça brille ! Puis, je continue à lire la suite du guide, mettant par inadvertance un doigt dans la bouche. Punie ! Un goût amer se répand et en passant la langue sur mes lèvres par réflexe, je me reprends une nouvelle dose d’amertume. Quelle horreur ce truc ! Promis, je ne mets plus un seul doigt dans la bouche. De toute façon, je n’ai plus le temps de lire le guide, j’ai dit que j’allais faire une quiche à midi et il est déjà 11h45. Aussitôt dit, aussitôt fait, pendant que le mari et l’enfant vont se doucher, j’enfile un tablier et je me plonge dans l’élaboration d’une vraie pâte rustique (comme on aime) avec farine, œuf, une pincée de sel et un filet d’huile. Je bats mon mélange pour la garniture et hop ! au four (le nouveau donc je mets moins fort et à peine 30 minutes,cf l’article Chaud le poivron, chaud). Je vérifie d’un coup d’œil que le poivron n’est plus sur le four et je file sous la douche car j’étais encore en pyjama …
Quelques instants plus tard (si, si), je sors de la douche et j’enfile un  tee-shirt et un jogging gris clair (zut, c’est dimanche, la femme fatale ce sera à partir de lundi). Le mari et l’enfant ont mis la table, je prépare une salade verte et deux trois petites choses en plus. A table ! Avant de passer à table, j’ai droit à un baiser furtif du mari qui me dit juste après : « T’as mis quoi sur tes lèvres ? » J’explique que je me fais pousser les ongles et que ce n’est que le produit n°1 qui est passé de mes doigts à mes lèvres par inadvertance. « Ah » répond le mari.
Le repas commence, la conversation va bon train, l’enfant fait l’andouille, le mari aussi. L’enfant s’étrangle parce qu’il rigolait trop, alors on lui met de grandes claques dans le dos pour faire passer. La larme à l’œil, il nous dit que c’est passé. Le repas continue. Je vais chercher la quiche à la cuisine. Ouf, elle n’a pas brûlé et est gonflée à souhait ! Je reviens, fière de moi, la quiche entre les mains. Je la pose sur la table et je la coupe en quatre sachant très bien que le quatrième morceau sera partagé entre le mari et l’enfant qui en redemandent à chaque fois. L’enfant attaque le premier, mais à peine a-t-il mis le morceau dans sa bouche, qu’il le recrache ! « Tu t’es brûlé ? Souffle avant de mettre dans ta bouche, c’est toujours pareil ! » lui dis-je. « Non, c’est pas trop chaud, c’est pas bon. » répond l’enfant. C’est pas bon ? Le mari dit alors : « C’est vrai, elle a un sale de goût ta quiche. En fait, elle est dégoûtante ! » Un peu vexée, je goûte aussi, mais saisie par un goût répugnant, je recrache tout comme l’enfant. « Vous avez raison, elle est infâme, elle a un goût amer ! » Et soudain, je comprends ! En mélangeant les ingrédients de la pâte et en malaxant à la main, j’ai diffusé le produit pour arrêter de se ronger les ongles dans mon œuvre culinaire ! Ma quiche n’est pas récupérable ! Je suis vraiment fatale ! Heureusement à ce moment-là le mari éclate de rire et l’enfant fait de même. Je m’y mets aussi et on décide d’aller manger chinois. Les goûts y sont parfois bizarres aussi, mais c’est parce qu’on n’est pas habitué à certaines épices. Bon, je ne vais pas aller au restaurant en jogging. Vite, je saute dans un jean, j’enfile un pull et je mets des chaussettes et des chaussures plates. Pas vraiment femme fatale. Mais promis, bientôt je le serai jusqu’au bout des ongles !











Le pois chiche et quelques carottes autour (photo Main Verte)

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Published by Main verte
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commentaires

Moun 30/01/2009 13:09

argh, il y a 23 ans que j'ai arrêté sans le produit trop trop trop.. enfin tu vois, tes z'hommes ont su aussi :) mais ce qui est curieux quand même, c'est que depuis tous les ongles sont longs et beaux et rouges parfois (pour la photo) sauf un pouce que j'ai toujours dans le bec, enfin souvent... je ne rogne plus mais à croire qu'il a peur de pousser, peur d'être croqué puisqu'il ne pousse pas :)

Main verte 30/01/2009 14:30


Tu l'uses trop, en fait.


Valerie 14/10/2008 11:36

ah ah ah je me suis marree! ouais, pour les ongles, comme pour tout le reste d'ailleurs, la force d'aretter ne vient pas avec des instructions, mais avec le bon vouloir. Courage
Valerie

Main verte 14/10/2008 21:04


Pour l'instant, je tiens bon....


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