Mercredi 26 mars 2014 3 26 /03 /Mars /2014 17:16

PICT0073.jpg Cette semaine du printemps, c'est la semaine des alternatives aux pesticides. En réalité, ce sont 10 jours de fête et de communication, du 20 au 30 mars pour dire que DES ALTERNATIVES EXISTENT aux pesticides chimiques. Pourquoi cette date ? Parce que c'est l'époque où les épandages sont réalisés dans les champs le plus souvent, au moment où on a envie de sortir à la campagne respirer "l'air pur" et écouter chanter les petits oiseaux.

Avant d'aller plus loin, j'aimerais faire un point sur certains mots que l'on utilise. Par exemple lorsqu'on dit "agriculture conventionnelle", on parle de celle qui utilise les pesticides chimiques. Mais l'adjectif "conventionnelle" ne correspond qu'à 60 ans, environ, de pratiques agricoles industrialisées. C'est un choix de production qui a été fait après la guerre lorsqu'il n'y avait plus rien à manger. J'ai lu un livre à ce sujet récemment. On peut le comprendre. Il fallait produire, produire mais j'ai bondi quand j'ai appris que certains décideurs ont indiqué qu'il fallait retirer les espèces végétales sachant se défendre seules contre les parasites pour ne garder que celles qui avaient le plus fort rendement puisque de toute façon, il existait dorénavant les pesticides qui allaient anéantir tous les problèmes de parasites. Ah, bon ? D'abord, je ne savais pas qu'il existait des variétés plus "défensives" que d'autres. C'est génial ! Mais sur la partie "il y a dorénavant les pesticides pour tout résoudre", je me dis : Ben alors pourquoi on utilise toujours des pesticides ? Il ne devrait plus y avoir de parasites depuis 60 ans qu'on les utilise ! 

Je n'en dirai pas plus, à part quelques réflexions entendues ici et là :

"Nous avons derrière nous 8000 ans d'agriculture naturelle qui ont permis aux humains de se nourrir et de se développer sur Terre sans utilisation de produits chimiques. La méthode a fait ses preuves."  

"Quand on pense aux connaissances que l'on a aujourd'hui des végétaux et les moyens techniques pour mesurer les taux d'humidité dans le sol, dans l'air ainsi que les nutriments du sol, on voit bien que l'on pourrait avoir des cultures plus saines. On sait aussi lutter contre les ravageurs avec leurs prédateurs ou utiliser des plantes comme purin ou "désinfectant" naturel."

" Il est plus facile d'utiliser les graines, les engrais et les pesticides des grandes entreprises. Cultiver bio est plus dur mais aussi plus captivant et l'agriculteur retrouve son expertise d'antan."

" En 60 ans, beaucoup de choses ont été oubliées et dans les jardins partagés, ce sont les personnes venant de pays en voie de développement qui réexpliquent comment cultiver et traiter avec ce que l'on trouve dans la nature."

"Comment font les autres pays européens utilisant moins de pesticides que la France, première utilisatrice de pesticides en Europe ? Leur population manque-t-elle de nourriture ?"

"L'Autriche compte 30% d'agriculture biologique."

Quel est l'objectif de cette semaine des alternatives aux pesticides ? Quelles sont les alternatives ?

Le Grenelle de l'environnement (2007) avait dit qu'il fallait réduire de 50% l'utilisation des pesticides chimiques d'ici à 2020. Après une légère diminution, les tonnages en 2012 ou 2013 ont encore augmenté... Bref, nous restons les n° 1 de l'utilisation de pesticides en Europe. La semaine des alternatives aux pesticides permet de faire passer le message que l'on peut les diminuer.

Comment les diminuer ?

En dehors de l'agriculture biologique, il existe d'autre façon de cultiver, la production intégrée qui n'est pas biologique, mais qui n'est pas conventionnelle non plus.  Elle est entre les deux et utilise moins de pesticides (qui coûtent de l'argent à l'achat aussi). Il y a aussi l'agriculture biodynamique qui observe le champ et son environnement comme un système équilibré et qui essaie de conserver l'équilibre des sols et des végétaux pour améliorer la qualité des produits. Elle tient compte notamment des phases de la Lune pour agir. Bref, c'est un peu la façon dont nos grands-parents agissaient.

Pour aller voir le site de la semaine des alternatives aux pesticides, c'est ici.

photo fleurs de poivrons bio (main verte)

Par Main verte - Publié dans : Ecologie - Communauté : jardinage écologique
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Samedi 18 janvier 2014 6 18 /01 /Jan /2014 16:50

L'hiver n'est pas arrivé dans la grande ville et déjà le printemps est là. Un peu tôt pour la mi-janvier. Peut-être, mais mes plantes repoussent. Pour preuve ces photos prises aujourd'hui.

P1000150.JPGle goji, qui aime les climats froids semble-t-il. En effet, dans la chambre au soleil, il a vite poussé et fleuri mais toutes les fleurs tombaient. On verra en été si je goûte enfin à ces fruits dont on dit qu'ils contiennent beaucoup de vitamine C.

P1000152.JPG

 

le framboisier, qui m'a donné des fruits jusqu'au 5 décembre et qui repousse déjà.

P1000153.JPG

et le fraisier qui fleurit !!

P1000156.JPG

 

 

la bruyère a des petites pousses et

P1000157.JPGl'églantier a totalement verdi.

En revanche, la mini-pousse de vigne n'a pas supporté que j'ouvre la fenêtre ces derniers temps. Elle a dû avoir froid et est devenue molle. Je soupçonne un arrosage trop important aussi pendant les vacances de Noël car je l'avais mise à tremper pour éviter qu'elle ne se dessèche quand on est parti. Un caféier est un peu mal en point aussi, à côté de la fenêtre que j'ouvre souvent et longtemps pour aérer. C'est une plante tropicale. Heureusement, les autres vont bien. Si le froid revient, je rentrerai les fraisiers mais les autres plantes pourront rester dehors. C'est vraiment magique les plantes : de la terre, de l'eau, ça pousse et cela nous nourrit (ça nous fait vivre !). Cela m'étonne chaque jour et j'adore jouer à la magicienne, j'ai pourtant passé l'âge...

Par Main verte - Communauté : Mon bio jardin
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Mercredi 13 novembre 2013 3 13 /11 /Nov /2013 15:21

Le monde est fou et on le savait déjà. Mais il semble bien que mes plantes marchent aussi sur la tête : en août dernier, mon kumquat a fleuri. P1000061.JPGAujourd’hui, les fruits sont comme au printemps. P1000101.JPG

Climat chaud de l’appartement, me direz-vous. Oui, sans doute, mais dehors, sur le balcon, mon framboisier fait de nouveaux fruits… P1000103.JPG

En revanche, d’autres plantes réagissent normalement : l’amandier perd ses feuilles, ce qui est tout à fait normal pour la saison. Alors qui croire ? L’amandier ou le framboisier ? Il faut croire la fifette (notre canari femelle) : elle pond ! Un de mes oncles râlait chaque année en disant que c’est stupide de mettre Noël en décembre car c’est dangereux sur les routes. Il préconisait de le mettre en été. Hé bien, cher Tonton, je crois que d’ici deux ou trois ans, nous n’aurons plus besoin de mettre Noël en été car ce sera l’été, parole de framboisier !

(photos Main verte)

Par Main verte - Publié dans : Ecologie - Communauté : jardinage écologique
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Jeudi 19 septembre 2013 4 19 /09 /Sep /2013 14:19

PICT0006.jpgLe 20 août dernier, j'ai reçu un étrange message. Celui-ci m'indiquait qu'à partir de ce jour, le 20 août 2013, les humains avaient consommé tout ce que la Terre pouvait nous fournir en un an de façon renouvelable (ici). Qu'est-ce que cela voulait dire ? Que nous fournit la Terre, exactement ? De l'air pur, de l'eau pure, de la nourriture et des matières comme le coton, le lin, le bois, du sable, des pierres... permettant de s'habiller, se chauffer ou de construire un habitat, des routes, etc.

Bref, le message voulait me faire comprendre que passé le 20 août, nous commencions à consommer un coin des forêts qui restent sur la planète, quelques-uns des derniers poissons de la mer ou des rivières pouvant se reproduire, un peu plus d'eau potable que l'on ne peut en épurer (donc le reste, c'est de l'eau salée ou polluée ou les deux). Bref, de quoi passer de bonnes vacances à la mer, justement ! Renseignements pris, en 2012, nous avions consommé tout ce que la Terre avait produit le 22 août. En 1990, c'était le 7 décembre. C'est donc de pire en pire !

N'aimant pas les nouvelles déprimantes (je n'ai plus de télé depuis des années et je vais mieux !), j'ai cherché si la disette était proche : à première vue, les différents supermarchés dégorgent (avant, j'aurais dit regorgent) toujours de produits qui finissent par me perdre plutôt que de me donner envie d'acheter*. En effet, comment choisir entre 577 plaques de chocolat différentes sur un rayon de 5 m de large et 2 de haut ? J'ai cité le chocolat plutôt que le pain ou le lait car c'est l'élement indispensable à la contribution de la bonne humeur sur ce blog. La disette n'étant pas en vue dans mes différents supermarchés, ni avant ni après le 20 août, c'est donc qu'elle existe ailleurs toute l'année...

Ensuite, j'ai cherché des coupables (autres que moi) et j'ai trouvé : les Japonais ! Il paraît qu'ils consomment pour 7,1 Japons par an !! Les Italiens seraient à 4 Italies et les Français à 1,6 France (cf le même lien qu'en haut).

Comme je me sentais responsable à 0,6 France, j'ai réfléchi à ce que je pouvais bien faire pour avoir encore à manger en 2050 et pour que l'enfant continue aussi à se nourrir en 2080. J'indique quelques idées à la suite de cet article si vous souhaitez participer aussi (je sais que vous le faites déjà, mais peut-être vous aurai-je donné une idée en plus ?).

J'ai fait le tour de mes actions, et j'ai trouvé que mon empreinte écologique n'était pas si mauvaise (ici). Et la vôtre ? L'enfant a également voulu participer et a déclaré ne plus vouloir manger de poisson ! Nein : il existe des espèces qui ne sont pas en voie de disparition (ici), à consommer avec modération toutefois.

Enfin, j'ai pensé qu'il fallait informer en indiquant des liens qui permettent de comprendre et d'agir ensuite comme des adultes responsables, mais aussi en donnant de bonnes nouvelles (ici). Nous ne maîtrisons pas tout, mais nous avons notre part de responsabilité en raison du nombre (des millions de personnes !) que nous sommes. Chaque geste compte ! Même si on en fait qu'un ou deux, cela compte !

 

 à propos d'une offre de produits trop importante, il m'arrive la même chose dans les grands magasins de prêt à porter sur plusieurs étages. A la fin, je ne sais plus à quel étage j'ai vu un article qui me plaisait et finalement, je me sauve en courant et je refais le tour de mon armoire qui dégorge aussi d'habits, dont certains datant de 1981 car je n'abîme pas mes affaires et parce que je n'ai pas beaucoup grandi ! Je suis une "grande petite" si on peut dire :)

 

 

Quelques idées pour diminuer son empreinte écologique : certaines sont gratuites (et parfois, on économise en plus !) :

- j'ai donné quelques habits enfouis au fond de mon armoire depuis 1982 car j'ai voulu garder le pull de 1981. Cela servira à quelqu'un pour qui il sera comme neuf et cela évitera de déboiser pour faire pousser du lin ou du coton -première culture utilisatrice de pesticides au monde - (c'était une robe d'été en lin et des T-shirts en coton) ; j'achète de préférence des habits en coton bio,

- je récupère l'eau de l'égouttoir à vaisselle pour arroser mes plantes. Cela laisse plus d'eau dans les rivières pour les poissons, les cultures et pour diluer la pollution,

- je fais ma propre lessive au vrai savon de Marseille (attention aux imitations !) pour éviter les azurants bleus qui donnent une impression de blanc plus blanc à mon linge mais qui sont des produits chimiques que l'on retrouve dans l'eau,

- je ne mets plus d'adoucissant,

- je désinfecte au vinaigre blanc car c'est biodégradable,

- je marche le plus souvent ou je prends ma patinette si ce n'est qu'à quelques stations de chez moi, sinon je prends le bus de la ville,

- quand je conduis, je conduis en souplesse pour moins consommer,

- j'ai légèrement diminué les portions de viande rouge car on déboise beaucoup pour faire de l'élevage dans le monde, mais je prends de la viande bio en contrepartie, je préfère en manger moins mais de la bonne. Au niveau prix, comme j'en prends moins, ça compense.

- j'aère ma maison en permanence en laissant une petite fenêtre entre-ouverte et si je veux une bonne odeur, j'utilise une goutte d'huile essentielle bio,

- je fais la poussière avec un chiffon humide (d'eau) et rien d'autre,

- j'utilise le verso des nombreux courriers que je reçois pour me faire des blocs notes,

- je plante toute graine qui me tombe sous la main et j'en achète aussi. Cela produit plus d'oxygène que de CO2,

- je recycle le papier, le plastique, les conserves et le verre et je fais ma terre avec mes épluchures bio,

- mon téléphone portable a 8 ans et il me permet de téléphoner ! C'est fait pour ça, non ?

- depuis 6 ans, je porte une montre qui marche grâce aux mouvements que j'effectue, donc sans pile !

- je redonne les médicaments périmés à la pharmacie car à la poubelle, ils polluent,

- j'achète des produits électroménagers qui consomment le moins possible,

- je fais attention à éteindre les lumières en sortant d'une pièce sauf si c'est une lampe basse consommation qui consomme surtout lorsqu'elle s'allume,

- j'achète des produits de ma région, de France ou maxi d'Europe mais j'évite des pays trop lointains pour éviter la pollution du transport.


Si vous avez d'autres idées, indiquez-les dans un message !

photo Main verte

Par Main verte - Publié dans : Ecologie - Communauté : jardinage écologique
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Samedi 10 août 2013 6 10 /08 /Août /2013 15:40

Si vous lisez ça pousse depuis plusieurs années, vous savez déjà que j'ai commencé à écrire lorsque j'habitais dans un F2 et que j'avais pour "jardin" un simple rebord de fenêtre d'environ 40 cm ainsi qu'une rambarde de porte-fenêtre sur laquelle j'avais accroché une ou deux jardinières. La taille de l'appartement était petite mais les aventures nombreuses et les rencontres plutôt originales pour une citadine (ici et ici). Nous habitons, depuis, dans un appartement plus grand et doté d'un balcon. Pourtant, la maison est chaque fois plus "verte" (le mari aussi devient vert !). Comment est-ce possible ? En fait, les plantes ont grandi. Quand je regarde les photos des mandariniers, je n'y crois pas. Voyez par vous-mêmes :

PICT0151-copie-1.jpgles 2 en 2008, je crois    

   P1000941

le plus grand des 2 aujourd'hui, à comparer avec la taille de la chaise.

Le grenadier n'est pas en reste. Il mesure 1m20 et va encore grandir. D'autres plantes encore ont dépassé le mètre cinquante, comme l'olivier ou l'autre mandarinier (le plus petit des 2 sur la première photo). Mais je crois aussi que mes nouvelles cultures finissent par prendre beaucoup de place, comme mon riz, par exemple que j'ai planté le 31 juillet et qui pousse vitesse grand V. J'ai déjà dû le changer de pot 10 jours plus tard et j'ai lu hier que les tiges pouvaient mesurer jusqu'à 1m50 !! Bref, l'appartement est devenu riquiqui en un rien de temps, enfin je devrais dire riz-quiqui.



Par Main verte - Publié dans : Ecologie - Communauté : jardinage écologique
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Dimanche 4 août 2013 7 04 /08 /Août /2013 09:01

100 2474Vous en avez sans doute entendu parler : un rapport du Commissariat Général au Développement Durable (en lien avec le Ministère de l'Environnement) nous indique que les cours d'eau français, dont on tire notamment l'eau du robinet, sont contaminés par une vingtaine de pesticides ou d'herbicides (ici). La presse a repris l'information également (ici). Ceci pose donc la question de l'arrosage de nos chères plantes et des cultures que nous consommons, en plus de l'eau du robinet que nous buvons ou utilisons pour cuisiner. Quel en sont les effets sur la santé humaine ? Une étude française montre que des tumeurs cérébrales peuvent se développer (1). 80 médecins ont même lancé un appel pour en limiter les usages (ici). Des analyses de sang sur les français, réalisées par l'Institut National de Veille sanitaire, montrent que nous avons deux à trois fois plus de pesticides dans le sang que nos voisins allemands (ici et ici). Pas étonnant, la France est le premier utilisateur de pesticides en Europe et le troisème ou quatrième dans le monde... Que je sache, les Allemands ne meurent pas de faim ! C'est donc qu'il est possible de nourrir la population d'un pays avec moins d'apports chimiques. Un pays comme l'Autriche est assez exemplaire côté environnement et aliments biologiques.

Pour lutter contre les maladies ou parasites sur nos plantes, des moyens écologiques existent : une préparation naturelle comme le purin d'ortie, l'association de certaines plantes avec nos cultures, par exemple l'oeillet d'Inde pour la tomate, l'aide de prédateurs naturels contre les pucerons (on connaît tous les coccinelles, mais il y en a d'autres comme la chrysope avec ses longues ailes gracieuses). De nombreuses villes françaises se sont passé des pesticides dans leurs parcs et jardins (ici) Jetez un coup d'oeil dans une librairie, vous allez trouver des dizaines de titres sur le sujet. Il existe aussi un site (ici) qui explique tout cela en reprenant en bannière une publicité réalisée par le Ministère de l'Environnement montrant un petit enfant déguisée en abeille et assis dans l'herbe. Le slogan est très clair.

Et sur son balcon ou au jardin, comment arroser ? L'eau de pluie peut-être un moyen un peu plus naturel pour arroser. En effet, même si l'atmosphère contient des polluants, l'eau de pluie est sans doute moins concentrée en produits chimiques que l'eau d'une rivière ou d'une nappe souterraine, surtout en été lorsque le niveau de l'eau baisse. Pas facile toutefois de récupérer l'eau de pluie quand on habite dans un immeuble. J'essaie de faire dépasser un broc de mon balcon lorsqu'il pleut, mais les gouttes tombent le plus souvent à côté du broc. Alors je le change de position, et comme par hasard, les gouttes tombent là où mon broc était placé avant ! La culture bio, c'est du boulot ! Justement, en parlant de bio, le dernier numéro de 60 millions de Consommateurs (août/septembre 2013) intitulé "Manger sain", nous rappelle que près des 2/3 des français ont consommé du bio en 2012 et que les surfaces bio cultivées augmentent. Elles ne représentent encore que 4% des surfaces agricoles actuelles mais si nous, consommateurs, achetons plus et plus de bio produit en France, la tendance continuera à se développer, et les cours d'eau seront moins pollués... Cela s'appelle un cercle vertueux.

(1) Brain tumours and exposure to pesticides: a case–control study in southwestern France ‘Dorothee Provost, Anne Cantagrel, Pierre Lebailly, Anne Jaffre, Veronique Loyant, Hugues Loiseau,Anne Vital, Patrick Brochard, Isabelle Baldi. Occup Environ Med 2007;64:509–514

photo Main verte : lac en Sologne, réservoir d'eau et site ornithologique

Par Main verte
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Vendredi 2 août 2013 5 02 /08 /Août /2013 15:25

P1000728.JPG5 ans déjà que j'écris sur mes plantes ! Et toujours plein de choses à vous dire et à vous faire découvrir sur elles. Vous vous souvenez peut-être qu'en 2009, je vous avais avoué que j'attribuais parfois un caractère à mes plantes (ici). Pourquoi pas ? Les supers génies des mathématiques voient bien les chiffres et les nombres comme des éléments avec certaines particularités.

Je veux bien que le 9 ressemble à un visage de profil avec un grand sourire et qu'un 6 vous fasse penser à une personne faisant de la gymnastique les pieds en l'air, mais j'ai un peu mal à imaginer quoi que ce soit pour 1999. Tiens, si finalement : cela me fait penser à un bus avec un conducteur et trois passagers ! Et avec un 0 devant, ça fait un volant pour le conducteur ! Bon, alors 326780 ne me fait penser à rien du tout sauf à des chiffres qui nécessitent un peu d'attention pour pouvoir les lire : "trente-deux mille - non y'en a un de plus : trois cent vingt-six..." bref, le truc casse-pieds que seul un super génie des mathématiques peut trouver super génial... A noter toutefois : si c'était l'argent disponible sur mon compte en banque, je trouverais cela sans doute super génial aussi sans être un super génie. Bon, j'arrête avec les chiffres, j'étais venue parler plantes.

Tout cela pour dire que je trouve mon coqueret coquet. Le coqueret du Pérou, également appelé Physalis peruviana par les expertums des plantums, est une plante de la famille des solanacées (tomates, poivrons, aubergines) mais son fruit ressemble à une cerise orange. Vous en avez certainement déjà mangé sur un toast dans un buffet. En réalité, on dirait que le coqueret veut séduire. Il fait pousser ses fruits dans de petites bourses en papier. C'est très joli, le papier de la bourse est très délicat et il faut l'ouvrir en corolle pour découvrir le fruit. Plus que coquet, je devrais dire que le coqueret est précieux, à mettre tant d'attentions pour produire ses fruits.

Mais sous son aspect joli coeur, le coqueret est dur en affaires. Il ne produit que sur les nouvelles tiges. Comme si les pieds avec expérience (les pieds "seniors") risquaient d'en imposer un peu trop ou de grèver le budget minéraux/vitamines du pot. Il faut dire aussi que si le coqueret ne s'investissait pas en bourses, il pourrait peut-être fructifier ET conserver ses pieds seniors au lieu de les mettre à la retraite anticipée. Mais voilà, le coqueret veut du rendement rapide et si on ne connaît pas son caractère, on commet des erreurs. C'est ce qui m'est arrivé. Je voyais bien que mon coqueret grandissait en multipliant les nouvelles tiges. Il poussait tellement tous azimuts que j'avais dû scotcher les dernières branches qui poussaient ça et là et finissaient par faire une bulle disproportionnée par rapport à la taille réelle du pot. Alors en mauvaise gestionnaire, j'ai coupé tout ça en ne gardant que les valeurs sûres, les pieds seniors. Résultat, je n'ai presque pas eu de retour sur investissement cette année et nous avons mangé 3 malheureux coquerets, délicieux - certes - mais pas de quoi vendre sa production et voir s'afficher le chiffre 326780 sur son compte en banque. Etre un super génie des plantes n'est pas donné à tout le monde.

 

(photo Main verte) : le coqueret et sa production la première année sur de jeunes tiges.

Par Main verte - Publié dans : Ecologie - Communauté : foll-ouf
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Lundi 29 juillet 2013 1 29 /07 /Juil /2013 14:16

P1000262.JPGLa famille "Main verte" s'est agrandie ! Voici Guisquie, une petite miss Cavalier King Charles, que nous aurions tout aussi bien pu appeler Glue, Pot de colle, tellement elle nous colle !! Nous l'avons choisie car les CKC (Cavaliers King Charles) sont les chiens les plus gentils au monde, enfin, c'est ce qu'un passant nous a dit. Je confirme : Guisquie est adorable. Mais un simple pot de colle aurait fini par être lassant. Heureusement, comme tous les animaux qui ont fait partie de notre tribu citadine, Guisquie a un sacré petit caractère et nous étonne régulièrement ou nous fait rire. 

D'abord, elle aime son confort :

 P1000338.JPG Tous les chiens sont doués pour trouver la meilleure place sur le canapé, me direz-vous, mais les CKC ont des siècles d'expérience de "vautrage" sur les lits et les fauteuils royaux. En effet, au XVIè siècle, ces toutous tout doux étaient utilisés comme chaufferettes dans le lit des dames de la cour d'Angleterre. Cette qualité est restée dans les gènes ! Guisquie dort sur les lits (sauf le mien), le canapé, les coussins moelleux. Je l'ai observée. Elle a même une technique très élaborée pour prendre un coussin, l'installer ou le tourner comme il faut avec sa patte afin de poser sa tête dessus car c'est mieux avec que sans. A la campagne, chez mes parents, Guisquie a fait les yeux doux à Mémé Main verte en mangeant tout ce qu'elle lui donne (et en prenant 2 kilos en quelques jours, ce qui est énorme pour un tel chien). Résultat : Mémé Main verte dort avec le chien ! Le soir, elle se couche aux pieds et le matin, elle partage le traversin avec Mémé ! Pour y parvenir elle a appris à ramper tout doucement et sans bruit afin de ne pas réveiller la belle endormie. Au matin, en ouvrant les yeux, l'heureuse élue reçoit moult lechouilles en remerciement de cette nuit si confortable. 

Ensuite, elle n'est pas bête : un jour, nous n'avions pas vu que sa gamelle d'eau était vide. Qu'à cela ne tienne, Guisquie a attrapé sa gamelle et est venue nous la jeter dans le salon l'air de dire "ben alors, j'ai soif, c'est quoi ct 'histoire !" Lorsque l'heure du repas est passée depuis un certain temps (en été, on dîne parfois à l'heure espagnole), Guisquie va chercher l'autre gamelle, celle pour la nourriture, mais elle change de méthode pour attirer notre attention : elle cogne le sol avec jusqu'à ce qu'on lui dise "ok, je te donne à manger !".

Guisquie a aussi appris le vocabulaire qui l'intéresse : aux mots "sortir", "manger", "le chien" ou même "laver", elle ouvre un oeil, tourne la tête, frétille ou fonce là où il faut. Un matin, parlant à l'enfant, j'ai dit "bon, je vais me laver" mais la chienne a été plus vite que moi. Elle a couru vers la salle de bain et a sauté dans la baignoire... je l'ai donc lavée. Elle connait d'autres mot et en apprend régulièrement. Elle a aussi d'autres tours dans son poil. Je vous raconterai.

Par Main verte
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Mardi 2 juillet 2013 2 02 /07 /Juil /2013 19:02

J'ai cherché pour vous les journées qui célèbrent l'environnement, la Terre, les plantes, le développement durable. Je vous donne quelques explications pour les deux premières journées, suite à des lectures et des conférences. Ces dates vous donneront peut-être envie d'organiser de petites manifestations ou des opérations en commun. Quand on lit tout ça, on se dit qu'il y a du pain sur la planche, mais petit à petit, ça bouge. Parfois en bien, allez voir le blog http://bonnesnouvellesenvironnementales.over-blog.com

100_0480.jpgImaginez si la Terre était comme ça... (île de Lanzarote)

2 février : journée mondiale des zones humides (les zones humides sont utiles pour éviter les inondations ailleurs tout en redonnant de l'eau lors de sécheresses. Elles sont aussi un lieu de reproduction de nombreuses espèces et un paradis pour les oiseaux. Il y en a d'eau douce mais aussi de bords de mer et salées. Elles filtrent la pollution. Elles sont aussi un lieu de promenade. Depuis le début du XXè siècle, 67% des surfaces humides ont disparu (source : ministère du développement durable).

21 mars : journée internationale des forêts (les forêts absorbent le CO2, purifient l'air, redistribuent l'eau de pluie doucement, retiennent le sol (évitent les coulées de boue), abritent de nombreuses espèces, fournissent du bois, des matières premières (caoutchouc, par exemple), des aliments (châtaignes) et sont un lieu de promenade. Sur-exploitées pour les remplacer par des champs cultivés ou pour l'élevage, polluées pour exploiter le pétrole en sous-sol, coupées pour établir des villes, il faut les protéger. En France, la surface des forêts a augmenté, mais souvent les espèces conservées ont été réduites (on a gardé les pins, notamment, pour en faire du bois car ils poussent vite). On commence à comprendre que la diversité est importante et on revient à plus de diversité. Il reste un effort à faire sur la grosseur des arbres, que l'on coupe à une certaine taille standardisée pour les scieries, laissant peu de gros arbres. Les arbres morts sont très importants pour la vie de la forêt car ils abritent de nombreuses espèces. En Outre-Mer, il existe des forêts primaires que l'on doit protéger aussi car des espèces animales et végétales uniques y vivent, peut-être utiles pour trouver de nouveaux médicaments.)

22 mars : journée de l'eau

22 avril : journée de la Terre

22 mai : journée internationale de la nature

23 mai : journée mondiale des tortues

5 juin : journée mondiale de l'environnement

8 juin : journée mondiale des océans

17 juin : journée mondiale contre la désertification et la sécheresse

29 juillet : journée internationale du tigre

16 au 22 juin : semaine européenne de la mobilité

16 septembre : journée mondiale de la protection de la couche d'ozone

22 septembre : journée internationale "en ville sans ma voiture"

10 octobre : journée internationale de la prévention des catastrophes naturelles

6 novembre : journée internationale pour la prévention de l'exploitation de l'environnement en temps de guerre et de conflit armé.

25 novembre : journée sans achat.


Par Main verte
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Dimanche 30 juin 2013 7 30 /06 /Juin /2013 17:05

P1000779.JPG

Le mari ne s'intéressait absolument pas aux plantes, dont le nom était d'ailleurs un collectif pour lui, comme on parle des oiseaux ou des chiens en oubliant qu'il y en a des gros, des petits ou de différentes couleurs. Mais après de nombreuses années de vie commune et de cours particuliers sur tout ce que j'ai fait pousser partout où nous avons habité, le mari a attrapé ma manie verte, heureusement en moins forte, sinon nous ne pourrions plus poser un pied dans l'appartement.

L'année dernière, il a voulu de la lavande. "Mais le balcon est orienté Nord-Est", ai-je expliqué à mon jardinier en herbe, "je ne sais pas si elle poussera". Vaille que vaille, j'ai acheté un coffret comprenant une petite jardinière en bois, de la terre et des graines. Le samedi suivant, le mari a ouvert le sachet de terre, planté ses petites graines puis arrosé en me demandant s'il faisait bien, comme si j'avais la science absolu en matière de lavande ou d'autre chose, d'ailleurs. (Pourtant, il aurait dû savoir : planter la petite graine, c'est plutôt une histoire de garçon, non ?). Bref, j'ai mis la jardinière devant la fenêtre et lorsque les premières pousses sont apparues, je les lui ai montrées. Quel plaisir ensuite de passer la main entre les tiges et de respirer la bonne odeur sur ses doigts !

L'été arrivant, j'ai mis la lavande sur le balcon, et même orientée Nord-Est, la plante a apprécié. Elle a passé l'hiver dehors, reçu la neige, mais elle n'a pas baissé les bras et a repoussé prestement dès que les jours ont rallongé. En ce nouvel été, les abeilles de la ville viennent visiter les cinq ou six tiges fleuries que je couperai à la rentrée et avec lesquelles j'essaierai de réaliser une décoration odorante pour la maison. En parlant d'abeilles, savez-vous qu'elles produisent plus de miel en ville qu'à la campagne ? En effet, elles sont protégées du froid par des températures plus douces en ville et elles ne sont pas directement touchées par les pesticides. Beaucoup de villes sont passées à la lutte biologique, c'est à dire aux petites bêtes prédatrices d'autres petites bêtes, dans les jardins publics et n'utilisent plus de pesticides. Résultat, les abeilles citadines ont une santé de fer et produisent... comme des bêtes !

 

(photo Main verte)

Par Main verte
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